Marine Le Pen à Nanterre, le 5 janvier 2012.
Marine Le Pen à Nanterre, le 5 janvier 2012. - CHAMUSSY/SIPA

Anne-Laëtitia Béraud

Le travail d’évaluation des coûts du programme économique de Marine Le Pen, candidate Front national à l’élection présidentielle, a demandé «plusieurs mois, voire plusieurs années», indique à 20 Minutes Jean-Richard Sulzer, conseiller «économie» pour la campagne de la frontiste. Un programme qui a été dévoilé ce jeudi matin à la presse à Nanterre, au siège du FN.

«Nous avons pris en compte des centaines de variables», affirme Jean-Richard Sulzer, qui indique par ailleurs que certaines mesures proposées par Marine Le Pen existaient dans le programme présidentiel de son père Jean-Marie en 2007. 

Dévaluation programmatique de l’euro

Certaines mesures sont-elles plus difficiles à évaluer que d’autres? «Il était facile d’évaluer la suppression des niches fiscales que nous proposons, puisqu’elles font l’objet d’un rapport parlementaire», note Jean-Richard Sulzer. 

Cela se complique avec la sortie de l’euro, un point central du programme économique de la responsable frontiste. «D’un point de vue logistique, nous avons pris des chiffres de l’Institut Montaigne concernant l’impression de billets de banque (en francs). Notre chiffre de la parité d’un franc pour un euro était programmatique au printemps, mais aujourd’hui, avec la dévaluation de 9% de l’euro par rapport au dollar, nous arrivons à ce que nous avions prévu.» 

Parmi les autres mesures dévoilées par Marine Le Pen ce jeudi, figurent le plan de réduction du déficit français, le passage de 42 à 40 ans de la durée de cotisation pour les retraites, la baisse de la taxe intérieure sur les produits pétroliers (TIPP) ou encore «l’augmentation de 200 euros net de tous les salaires allant jusqu’à 1,4 fois le Smic».