Pour Nadine Morano, Twitter «c'est fabuleux»

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Publié le 3 janvier 2012.

POLITIQUE - La ministre s'est expliquée sur son utilisation du site de microblogging...

Entre Noël et le Jour de l’An, elle a ravi les «twittos» un peu désœuvrés en cette période creuse grâce à ses rafales de tweets plus ou moins drôles, distillés avec la fraîcheur d'une débutante. Nadine Morano a mitraillé sec, sur son réveillon, sur l’opposition mais aussi pour vanter le président de la République en action. En à peine quelque semaines, la ministre de l’Apprentissage a gagné plus de 17.000 followers. Un phénomène. «J'ai le sens de la formule et de la répartie. Je n'y peux rien, c'est inné», explique-t-elle ce mardi sans modestie sur Pure Médias après avoir provoqué une nouvelle polémique sur le réseau social avec Pierre Moscovici

«Je dérange, j'en ai conscience. Et cela ne me gêne pas», rétorque-t-elle à tous ses détracteurs. «Je tweete pour plus de proximité. Mais aussi pour être pédagogique (sic). Je me sers aussi de Twitter comme on fait une déclaration à l'AFP», détaille la ministre de l’Apprentissage. Pourtant, la ministre avait promis la semaine dernière dans un entretien au JDD.fr de mettre la pédale douce et de ne plus twitter qu’en «nocturne». Même si elle assure ne pas être devenue «accro», elle y est encore très présente. «C’est fabuleux, je peux répondre en DM à certaines personnes sur des questions précises», explique-t-elle.

«Le filet à followers»

Interrogée sur les risques de dérapages, la ministre parmi les plus sarkozystes botte en touche. Elle est en revanche plus tracassée par les fautes d’orthographe qui parsèment ses messages de 140 caractères. «Je suis très bonne en français en plus, donc ça m'énerve!» lance-t-elle. Ce ne sont que des «fautes de frappe» qui lui ont toutefois permis de grossir le rang de ses fans en agissant comme «un véritable filet à followers», indique-t-elle.

Des followers qui peuvent également l’insulter. «C'est pour cette raison que je regrette l'anonymat» sur Internet, confie Nadine Morano. Mais les tacles des militants de gauche, ça ne la gêne pas plus que ça. «Lorsque je regarde les réactions, je ne peux pas en vouloir aux militants de gauche qui réagissent parfois violemment à mes tweets, c'est le jeu. Même si on peut reprocher certains excès, je reconnais qu'une attitude militante en engendre parfois», admet-elle.

En revanche, elle a démenti des propos prêtés à Nicolas Sarkozy, selon lesquels il reprocherait à Eric Besson de trop twitter. «C'est faux», jure-t-elle. «J'ai parlé de Twitter avec Nicolas Sarkozy dans l'avion le 1er janvier dernier, il m'a écoutée avec beaucoup d'intérêt», assure-t-elle. Au point de le convaincre de s’inscrire sur le réseau pour la campagne présidentielle?

Maud Pierron
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