Critiqué à droite, Villepin demande à l'UMP «de ne pas se foutre du monde»

101 contributions
Publié le 14 décembre 2011.

POLITIQUE - L'ex-Premier ministre répond à ses détracteurs...

Désormais candidat officiel à la présidentielle et donc cible des critiques de ses camarades de l’UMP qui lui reprochent de diviser la droite, Dominique de Villepin n’a pas tardé à répliquer, accusant Nicolas Sarkozy et l’UMP d’avoir divisé et stigmatisé les Français depuis 2007.

Taclant notamment Brice Hortefeux, proche du chef de l’Etat , qui l’avait mis en garde un peu plus tôt sur RTL sur le risque de «division électorale», Villepin a tancé: «Mais qui a divisé les Français depuis quatre ans et demi? Là aussi, il ne faut pas se foutre du monde». Et d’ajouter: «Que Brice Hortefeux relise ses classiques, qu'il relise ces quatre années, qu'il revoie les déclarations, qu'il revoie en profondeur le discours de Grenoble».

Et de demander:  «Qu'est-ce qui s'est passé en France depuis quatre ans et demi?» , ajoutant: «A chaque fois, le gouvernement a choisi de diviser, de stigmatiser pour soi-disant éviter la montée des extrêmes. Ce n'est pas l'idée que je me fais de la France».

Les dons affluent

Dominique de Villepin s’en est également pris à Luc Chatel, le ministre de l’Education, qui avait ironisé sur son isolement, rebaptisant son parti République solidaire en «République solitaire». «Ce n'est pas digne. Dans la politique, one peut ne pas être d'accord, mais on doit y mettre, au coeur, le respect. Qu'est-ce que c'est que ce mépris ? Et au nom de quoi un jeune élu se permet comme cela de renvoyer un aîné? Un peu de respect», a-t-il répondu.

En tout cas, le candidat a prévenu: il ira jusqu’au bout. «J'ai un enthousiasme et un appétit formidable pour cette élection. (…) Je veux bousculer le jeu politique. Les Français veulent du changement, ils vont en avoir», a-t-il assuré.  Il a assuré avoir pris sa décision il y a «à peu près deux ou trois mois» au vu de «cinq années d’échec». Et a précisé que sa candidature trouvait écho auprès des Français. La preuve, République Solidaire, qui revendique 30.000 bénévoles, commence à recevoir des «dons comme nous n'en avons jamais reçus».

M.P. avec Reuters
publicité
publicité
publicité
publicité
Les dernières contributions

Chargement des contributions en cours

Réagissez à cet article
Vous souhaitez contribuer ? Inscrivez- vous, ou .
Confirmer l'alerte de commentaire
Annuler
publicité
publicité
Se connecter avec Facebook
S'identifier sur 20minutes.fr