DSK et Guérini pour Hollande, Karachi et Bettencourt pour Sarkozy. Les affaires empoisonnent le PS comme l'UMP.
DSK et Guérini pour Hollande, Karachi et Bettencourt pour Sarkozy. Les affaires empoisonnent le PS comme l'UMP. - P. WOJAZER / REUTERS

Lucie Romano

En 2007, son score au soir du premier tour de l'élection présidentielle créait la surprise: François Bayrou recueillait 18,57% des voix, près de trois fois plus qu'en 2002, et devenait le «troisième homme». Puis, très vite, le soufflé retombait.

Mais depuis quelques jours, les intentions de vote pour lui frémissent à nouveau. Dans le dernier sondage Ifop pour atlantico.fr, le président du MoDem progresse de 2,5 points à 8,5% d'intentions de vote. Il court encore loin derrière le trio de tête, Hollande-Sarkozy-Le Pen, mais est courtisé par le PS et l'UMP.

Pourtant, «le rassembleur de la majorité centriste» ne se réclame ni de la gauche ni de la droite. Ce sont les Français qui pour l'instant tranchent et le voient plus proche de François Hollande, selon un autre sondage. Pas de quoi pour le moment faire balancer François Bayrou: il estime qu'il n'a besoin de personne pour accéder à l'Elysée. Peut-il être à nouveau le «troisième homme»? Les très bons scores de Marine Le Pen sont une première limite.

Second point, pour Stéphane Rozès, le président de la société de conseil CAP, François Bayrou doit se renouveler pour ne pas donner l'impression de «refaire le match de 2007, alors que les Français ont avancé». Son atout: avoir été le premier à parler de la dette.-