Présidentielle 2012: Marine Le Pen prend des contacts à Vérone

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Publié le 21 octobre 2011.

FRONT NATIONAL - La candidate à la présidentielle est en déplacement en Italie, à la rencontre des droites «dures» du pays...

De notre envoyée spéciale en Italie

Marine Le Pen penchée au balcon de Juliette, à Vérone, dans le nord de l’Italie. La présidente du Front national n’y attend pas, ce vendredi matin, qu’un Roméo vienne lui conter fleurette. La candidate à l’élection présidentielle vient «prendre des contacts politiques avec des membres de la droite italienne», afin de «construire une nouvelle force politique en Europe qui défend l’Europe des Nations». Cette force politique doit, selon la candidate, «combattre deux totalitarismes, à savoir le tout-commerce et le tout-religieux, porté par l’islamisme».

Si la candidate a discuté un peu plus tôt avec la presse et la télévision locale sur ses thèmes de prédilection, à savoir l’immigration et la crise de l’euro, l’événement reste «une visite privée», comme le souligne son hôte, Massimo Mariotti, membre de la «Droite sociale» italienne, un petit parti de droite «dure» associé à Silvio Berlusconi.

Visite en petit comité

Cette «visite privée» se veut donc discrète, «pour ne pas attirer des manifestants gauchistes et des centres sociaux de Vérone», glisse-t-on dans l’entourage de l’homme politique italien. Outre Massimo Mariotti, quatre élus du conseil municipal de Vérone, dont Vittorio di Dio, chargé des travaux publics, accompagnent Marine Le Pen.

En retrait, se trouve également un ancien sénateur de la «Démocratie sociale» (centre-gauche), passé depuis à la «Droite sociale» -un exemple parmi d’autres de grand écart des sensibilités dont la politique italienne a le secret-, qui reconnaît en Marine Le Pen «une grande femme politique».

Après les photos pour la presse locale, Marine Le Pen dépose, comme tant d’autres amoureux, un cadenas à l’une des lourdes portes de fer de la maison de Juliette, marqué d’un «Marine et Louis» à côté d’un petit cœur, avant une étape incontournable en Italie, à savoir… boire le café avec ses hôtes.

Europe des Nations, crise de l’euro et immigration

Pour Massimo Mariotti, qui affirme connaître la présidente du Front national depuis plusieurs années, Marine Le Pen est un «exemple de droite modérée, pas d’extrême-droite», avec laquelle son mouvement, la «Droite sociale», possède de nombreux points communs sur les thèmes de «l’identité et des valeurs».

«Marine Le Pen n’a pas renié ses racines, ni l’héritage de son père, tout comme nous avec le Mouvement social italien puis l’Alliance nationale. Ce sont deux types d’évolution particulièrement intéressants», souligne l’élu. Le Mouvement social italien, aujourd’hui disparu, prenait ses racines dans le fascisme.

«Toujours à la droite de Silvio Berlusconi»

Après cette «visite privée» à Vérone, à la rencontre de ce parti anti-immigration situé à la droite des droites italiennes, Marine Le Pen se rend vendredi, en fin d’après-midi, à Milan rencontrer Daniela Santanchè, sous-secrétaire du gouvernement de Silvio Berlusconi. Cette représentante de «Mouvement de l’Italie» -dont l’un des slogans est «Toujours à la droite de Berlusconi», est notamment connue pour ses positions islamophobes et son éloge de la chirurgie plastique. Une femme d’affaires que Marine Le Pen a rencontrée, jeudi soir à Vérone, lors d’un dîner avec une quarantaine d’entrepreneurs locaux.

Samedi, à Rome, c’est encore une mouvance de la droite italienne que Marine Le Pen va rencontrer, en l’occurrence des proches de la Ligue du Nord, le parti du Nord de l’Italie, populiste et anti-immigrés, qui souhaite notamment la séparation avec le sud de l’Italie.

Anne-Laëtitia Béraud, à Vérone
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