Primaires PS: L'arbitre ne veut pas d'un retour «à la vieille culture de la chicaya»

POLITIQUE Jean-Pierre Mignard est chargé de veiller au bon déroulement du scrutin. Et du débat...

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Jean-Pierre Mignard au Palais de justice de Paris le 5 octobre 2009.

Jean-Pierre Mignard au Palais de justice de Paris le 5 octobre 2009. — FP PHOTO / MARTIN BUREAU

Pas de coups bas. Jean-Pierre Mignard, un des trois arbitres suprêmes de la primaire socialiste, a mis en garde ce mercredi sur France Inter contre tout «dénigrement» entre les deux finalistes, qui signifierait un retour à «la chicaya». Sur France Inter, le porte-parole de la Haute autorité des primaires chargée de veiller au bon déroulement du scrutin, a recommandé: «Il ne faut pas que ça dégénère, l'un et l'autre ont adhéré à une charte éthique qui interdit tout dénigrement entre candidats».

En parlant de «gauche molle», comme l'a fait Martine Aubry, «si c'est le candidat qu'on vise, alors oui, c'est un dénigrement, comme de l'autre côté j'ai entendu dire "personnalité agressive" pour Martine Aubry», a fait valoir l'avocat. «Revenir à cela, c'est revenir à la vieille culture de la chicaya, les années où un duel personnel entre François Mitterrand et Michel Rocard a occupé le terrain». «Nous ne le supporterons pas», a dit Jean-Pierre Mignard.

Papa Arnaud et Maman Ségolène

Il a donc engagé les deux finalistes à se tenir à un «niveau élevé et pas en dessous». Dimanche, Jean-Pierre Mignard attend «au mieux, plus et au moins, autant» de participants qu'au premier tour (2,6 millions). La recension des votes ira plus vite, selon lui. «On va s'améliorer». Il s'est réjoui d'avoir enregistré «seulement 80 bureaux annulés» sur près de 9.5090 -«ici bureaux pas tenus, là urne pas transparente, là procès verbaux indéchiffrables- et «aucune contestation de candidats».

Jean-Pierre Mignard a rendu hommage à Ségolène Royal, «aujourd'hui dans la peine». Sans elle «on n'aurait pas eu les primaires. Arnaud (Montebourg) dit qu'il est le père, je pense que Ségolène est la mère. C'est une gestation politique». Il a encore indiqué que les votants du premier tour n'auraient pas à reverser leur participation financière -1 euro minimum- au second.

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