Primaire PS: Les candidats, entre coups de griffe et unité

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Publié le 21 septembre 2011.

DECRYPTAGE – Après les déclarations de DSK, évoquant un pacte avec Martine Aubry, les candidats à la primaire PS se lancent dans un jeu d'équilibristes, s'envoyant des piques tout en évitant de tomber dans la véritable discorde...

Tant attendues après l’épisode new-yorkais, les déclarations de Dominique Strauss-Kahn ont brisé le fleuve plutôt tranquille de la campagne pour la primaire PS. En confirmant l’existence d’un «pacte» avec la maire de Lille, l’ex-futur candidat socialiste a hérissé les poils de certains.

Si le premier secrétaire du PS par intérim Harlem Désir a voulu clore les spéculations en affirmant que DSK «n'est plus un acteur de la vie politique française», les réactions ne se sont pas fait attendre. Des proches de François Hollande y ont vu le signe que Martine Aubry s'était lancée «par défaut» dans la campagne.

«J'ai noté qu'il a mentionné un pacte, pacte que Martine Aubry elle-même niait, il y a encore peu de temps. J'ai noté qu'il avait dit lui-même qu'il allait être candidat alors qu'elle nous disait il y a quelque temps qu'il n'y avait rien de fait», a souligné Pierre Moscovici, qui gère la campagne du député de la Corrèze, François Hollande. Réponse de l’intéressée, lundi, à Nice: «Je ne suis pas une candidate de substitution, pas une candidate par défaut, je suis la candidate qu'il faut», a lancé Martine Aubry. 

«Coups de canif à prévoir»

Le lendemain, c’est à Ségolène Royal de lancer sa pique à la maire de Lille, lors d’un déplacement à Limoges: «Quand DSK dit qu'il y avait un pacte et que Martine a juré ses grands dieux qu'il n'y avait jamais eu ce pacte, en effet il y a un certain arrangement avec la vérité qui ne correspond pas, je crois, à ce qu'attendent les Français de leurs responsables politiques».

Quant à Arnaud Montebourg, le député de Saône-et-Loire s’estime, ce même jour lors d’une visite à Reims, «opposé à toute forme de pacte, que ce soit le pacte avec DSK ou avec Guérini ou encore avec les autres».

Ces déclarations constituent-elles le début d’une nouvelle séquence, plus dure, de la campagne des primaires? «Tous les candidats PS sont enfermés dans un piège. D’un côté, ils se sont engagés pour que la campagne se déroule bien. En cela, ils ont tiré les enseignements de la primaire de 2006, marquée par la discorde», indique Arnaud Mercier, professeur à l’université de Metz. «De l’autre, à force de rester sur la ligne droite, la campagne peut devenir lénifiante, et profiter au mieux placé, en l’occurrence François Hollande. Le défi est donc d’ébrécher la stèle où Hollande s’est juché sans se déchirer, ce qui profiterait aux opposants».

Le pacte de non-agression peut-il tenir, à l’approche du débat entre les candidats PS, le 28 septembre? Pour le politologue, «quelques coups de canif sont à prévoir, tout comme l’attitude de François Hollande qui fera tout pour rester dans sa position, au-dessus de la mêlée. Le but sera donc d’écorner l’image de ce candidat, sans aller trop loin… ce qui relève d’une grande complexité».

 


Question d'info : Martine Aubry
Anne-Laëtitia Béraud
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