Campus UMP: «Jacques Chirac a été suffisamment persécuté pour une affaire d'il y a vingt ans»

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Publié le 3 septembre 2011.

REACTIONS - Les personnalités présentes aux journées d'été de l'UMP réagissent à l'annonce de l'incapacité de Jacques Chirac à répondre lors de son procès...

Jacques Chirac pas en état de répondre aux questions lors de son procès pour détournement de fonds publics à la mairie de Paris, qui doit s’ouvrir lundi. La nouvelle a fait réagir plusieurs personnalités présentes au Campus de l’UMP à Marseille, qui a ouvert sa deuxième journée de débats ce samedi.

Le ministre des Transports Thierry Mariani, présent ce samedi matin dans la cité phocéenne, indique à 20 Minutes qu’il n’est «pas choqué que Jacques Chirac ne comparaisse pas car il est fatigué, et cela se justifie». Répondant à la question d’un possible traitement de faveur, le ministre juge que l’ancien président de la République «a été suffisamment persécuté pour une affaire qui remonte à vingt ans».

Quant à Henri Novelli, secrétaire général adjoint de l’UMP, il souligne «C’est un jugement médical qui l’empêche d’assister au procès, mais, vous savez, il voulait vraiment y aller. Il n’y a donc aucune manœuvre ici».

Sentiment de malaise

Si un doute subsiste sur une possible tentative procédurale pour annuler l'audience à laquelle doit assister Jacques Chirac, le soupçon est balayé par Catherine Vautrin: «Jacques Chirac aura à cœur à montrer quel est son honneur et à le défendre. Je ne suis pas médecin et je ne peux juger d’un certificat médical. Mais je pense qu’il ira, car il a des choses à dire. Mais on peut comprendre à son âge, il soit fatigué, c’est bien normal», ajoute la députée de la Marne.

Si le ministre du Travail Xavier Bertrand refuse tout commentaire sur ce rebondissement du procès de l’ancien Président, le député et président du conseil général des Alpes-Maritimes Eric Ciotti se dit satisfait «de la tenue d’un procès, car personne, même un ancien président de la République, n’est au-dessus de la loi».

L’élu ajoute: «Cependant, on ne peut pas oublier un sentiment de malaise, à savoir que quelqu’un soit jugé aussi longtemps après des faits supposés. Il y a aussi un malaise par rapport à cette grande personnalité, un ancien Président, que l’on sent affaiblie. Alors que dire? C’est au tribunal de juger des pièces proposées».

Anne-Laëtitia Béraud
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