Présidentielle 2012: Nicolas Sarkozy, ses points forts et ses points faibles

0 contributions
Publié le 23 août 2011.

POLITIQUE - A l'occasion de l'élection présidentielle, «20 Minutes» fait le point sur les forces et les faiblesses des principales têtes d'affiche de la future élection...

Ses points forts

Nicolas Sarkozy a pour lui de connaître le job. Après cinq ans à l’Elysée, il a une véritable stature internationale, connaît la plupart des dossiers aussi bien nationaux qu’internationaux. Il profite de fait de l’appareil d’Etat pour faire passer ses messages politiques et bénéficie d’un parti politique en ordre de bataille pour le faire réélire. Au sein de son camp, personne ne lui dispute la légitimité de se représenter.

Ce super-actif déborde d’une énergie que personne ne peut lui contester et qui lui donne une vraie endurance dans une course telle que celle pour l’Elysée. Enfin, plus «présidentiel» au cours des derniers mois, il peut se vanter de garder la tête froide lors de crises comme il en a fait la preuve lors du conflit russo-géorgien ou de la Libye. Pour parfaire son image, il sera jeune papa pendant la campagne et époux de mannequin. Une photo de famille rêvée.

Ses points faibles

Mais les points noirs ne sont pas négligeables. Tout d’abord, Nicolas Sarkozy est impopulaire, très impopulaire. Ses efforts récents n’ont pas cassé son image bling-bling désinvolte qui choque au cœur même de son électorat. Trop à droite pour les uns, pas assez libéral pour d’autres, chacun a une bonne raison de lui en vouloir.

Son bilan ne ressort pas non plus de façon excellente aux yeux de l’opinion: un pouvoir d’achat qui ne semble pas avoir augmenté alors que c’était là sa promesse principale, un bouclier fiscal coûteux et qui paraît injuste, des réformes impopulaires comme celle des retraites. Le tout sur fond de déficit budgétaire record.

Pour compléter ce tableau, les candidatures se multiplient à droite et au centre: Jean-Louis Borloo, Dominique de Villepin, Christine Boutin feront tout pour lui mettre des bâtons dans les roues. Entre un centre redynamisé et une extrême droite qui a le vent en poupe, un risque de 21 avril à l’envers n’est pas exclu.

Alexandre Sulzer
Mots-clés
Newsletter
La MATINALE

Recevez chaque matin
l'actualité du jour

publicité
publicité
publicité
publicité
Réagissez à cet article
Vous souhaitez contribuer ? Inscrivez- vous, ou .
Confirmer l'alerte de commentaire
Annuler
publicité
publicité
Se connecter avec Facebook
S'identifier sur 20minutes.fr