Principale force de Marine Le Pen, son aisance orale. Chouchou des médias, en particulier télévisuels, elle paraît plus sympathique, plus moderne aussi que son père. Après avoir nettoyé le FN des soutiens de Bruno Gollnisch, elle peut compter sur le soutien des cadres du parti qui penchent de son côté. Elle compte capter les voix des déçus du sarkozysme, notamment sur les thématiques sécuritaires et celles de l’immigration.
Mais son discours social semble aussi faire mouche auprès des classes populaires. Jusqu’alors, elle a réussi à maintenir un haut niveau d’intention de votes dans les différents sondages. La dynamique qui l’a portée à l’issue du congrès de Tours en janvier ne semble pas s’épuiser.
Mais les obstacles existent cependant. Tout d’abord, le FN garde encore une image sulfureuse, portée par de longues années par Jean-Marie Le Pen dont elle a toujours revendiqué l’héritage. Il ne sera pas facile pour la fille de s’en défaire. La volonté de dédiaboliser le parti, si elle peut s’avérer payante dans les cotes de popularité, coûte chère en interne.