Le secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé, s'exprime durant une réunion publique, le 7 juin 2011 à Marcq-en-Baroeul (Nord).
Le secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé, s'exprime durant une réunion publique, le 7 juin 2011 à Marcq-en-Baroeul (Nord). - P.HUGUEN / AFP

Reuters

Jean-François Copé, le secrétaire général de l'UMP, a réitéré ce samedi son avertissement au centriste Jean-Louis Borloo contre la tentation d'une candidature à la présidentielle de 2012, qui pourrait selon lui éliminer la majorité dès le premier tour. Jean-Louis Borloo, ancien ministre de l'Ecologie de Nicolas Sarkozy et président du Parti radical, a annoncé qu'il se prononcerait «entre l'été et l'automne» sur son éventuelle candidature à l'Elysée.

L'UMP l'a mis en garde ces dernières semaines contre les risques qu'impliquerait une telle candidature. Un discours repris samedi par Jean-François Copé, qui brandit la référence au 21 avril 2002, lorsque le socialiste Lionel Jospin, victime de la dispersion des voix de gauche, avait été éliminé au profit de Jean-Marie Le Pen face à Jacques Chirac.

«Je continuerai inlassablement de l'inviter à ne pas avoir la mémoire qui flanche et à songer, tous les jours en se rasant, au fait que le "21 avril" n'est pas réservé seulement à l'histoire de la gauche française», déclare-t-il dans une interview Figaro à propos de Jean-Louis Borloo. Ce dernier, crédité de 7% d'intentions de vote par un sondage le mois dernier, a lancé fin juin une «Alliance» fusionnant plusieurs petits partis centristes.