Ségolène Royal, Martine Aubry et Dominique Strauss-Kahn.
Ségolène Royal, Martine Aubry et Dominique Strauss-Kahn. - AFP PHOTO

2012,  2012… Tout le monde y pense déjà dans les partis politiques. Mais pour bien préparer l’échéance présidentielle, il convient de ne pas louper la marche de 2011, année charnière. 20minutes.fr fait le point sur tous les événements politiques à venir, qui détermineront le scrutin présidentiel. Ci-dessous, les six derniers mois de l’année. Mais c’était chaud entre janvier et juin déjà. A découvrir ici.

Juin: Besancenot rempilera-t-il?
Au NPA, il n’y a que lui, on n’entend parler que de lui. Un peu lourd à porter pour celui qui est porte-parole depuis dix ans et double candidat à la présidentielle. D’autant que l’année a été rude, avec les mauvais résultats aux régionales.  Il veut donc passer la main, pour faire «émerger de nouveaux visages». En février un, ou plusieurs porte-parole devraient être nommés à la place du facteur. Et en juin, le candidat sera désigné. Là aussi, Besancenot pourrait passer la main, fatigué des deux précédentes campagnes présidentielles. Sauf que son entourage l’enjoint à repartir. Réponse en juin, lors d’une conférence nationale. 

Avant l’été: Les écolos tranchent   
Les Verts et Europe Ecologie ont fusionné en novembre 2010 mais ça ressemble plus pour l’instant à un mariage de raison que d’amour. Les dissensions et prises de becs sont encore multiples. Si pour l’instant, il y a un consensus des barons écolos autour d’ Eva Joly comme candidate, les premières critiques ont fusé. Pas assez écolo, pas assez charismatique, voix trop fluette, français pas assez bon… Bref, certains Verts sont soupçonnés de vouloir lui savonner la planche pour placer une Verte 100%, Cécile Duflot. Ou de préparer l’atterrissage de Nicolas Hulot qui se décidera «avant l’été».  Si une primaire entre Eva Joly et Yves Cochet semble gagné d’avance par la franco-norvégienne, un duel entre Nicolas Hulot et l’ex-juge d’instruction peut s’avérer plus sanglant.

Septembre: Vote historique au Sénat
C’est le rêve des socialistes et le cauchemar de la majorité: et si le Sénat basculait à gauche pour la première fois de l’histoire de la Ve République à l’automne 2011? Impensable il y a encore peu de temps en raison entre autres du mode d’élection – indirect par les élus locaux et les députés -, les succès aux élections locales du PS depuis plusieurs années ont rééquilibré la balance. Au point de permettre ce basculement dans quelques mois si le PS remporte largement les cantonales. Non seulement une victoire de la gauche aurait une forte valeur symbolique mais elle compliquerait fortement  la tâche du gouvernement pour les derniers mois du mandat de Nicolas Sarkozy. On entrerait alors dans une période de semi-cohabitation.

Automne: Sarkozy aura réfléchi
le chef de l’Etat, tout occupé aux réformes, a annoncé qu’il se prononcera à l'automne prochain sur son éventuel intention de briguer un second mandat. Si la réponse est positive, il n’y aura pas de primaires comme les statuts de l’UMP le prévoient pourtant. Si  pour une raison extraordinaire Sarkozy devait renoncer, le parti présidentiel devra les organiser. Qui pourrait alors se présenter? François Fillon paraît être le candidat de rechange naturel de la droite mais Jean-François Copé, auto-programmé pour 2017, pourrait être tenté d’y aller.

Octobre-Novembre: Le PS aura son ou sa candidate
Les militants et sympathisants socialistes auront départagé les candidats et donné au PS son ou sa championn (e). Les primaires auront-elles levé un souffle dans le «peuple de gauche» qui aura été plus d’un million à se prononcer? Ou le processus aura-t-il fait un flop? Les socialistes se seront-ils divisés comme en 2004, avec coups bas et petites phrases? L’université d’été de La Rochelle aura-t-elle été annulée en 2011, comme certains le souhaitent,  pour éviter un spectacle pathétique comme en 2008? Ou le PS aura retrouvé le sens des responsabilités comme il le clame depuis des mois? De ces données dépendront la réussite de la campagne socialiste.

Et l’inconnu du centre…
Si François Bayrou, depuis 2007, se prépare à 2012, l’échiquier politique centriste est flou. Hervé Morin a envie de se présenter au scrutin mais depuis l’irruption de Jean-Louis Borloo dans le jeu, la donne a changé. L’ex ministre de l’Ecologie dit vouloir confédérer les centres, réunir la famille centriste éclatée dans plusieurs famille. Mais pour quoi faire? Présenter un candidat indépendant qui serait lui? Torpiller la candidature de Bayrou? Ou servir de voiture-balai pour Nicolas Sarkozy entre les deux tours de la présidentielle? Il y a en tout cas un espace politique à prendre, qui représente environ 20% des voix.

Mots-clés :