Laurent Wauquiez aurait pu remplacer François Fillon «sans problème» s’il s’était désisté

CANDIDATURE Le leader des Républicains est critiqué au sein même de sa famille politique, pour ses positions très à droite…

Manon Aublanc

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Laurent Wauquiez, le 14 décembre 2015 à Paris

Laurent Wauquiez, le 14 décembre 2015 à Paris — WITT/SIPA

Après l’échec de François Fillon lors du premier tour de l’élection présidentielle le 23 avril et les distorsions au sein ​des Républicains qui ont suivi, c’est maintenant l’heure de l’analyse. Dans une interview donnée à Valeurs actuelles qui sort le 25 mai, Laurent Wauquiez est revenu sur la défaite de l’ex-Premier ministre.

Pour le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, si un désistement de François Fillon s’était présenté, il aurait pu le remplacer : « Sans problème. J’avais le socle de valeurs nécessaire pour être candidat. »

« Après les costumes, je savais que c’était mort » déclare Laurent Wauquiez

Le candidat semble déjà avoir envisagé la chose. Pour le vice-président des Républicains, après l’affaire des costumes de François Fillon, la campagne de ce dernier était « morte » : « Après les costumes, je savais que c’était mort, à cause de chez moi. Sur le terrain, j’ai vu des gens choqués. » Laurent Wauquiez aurait même déclaré au candidat Les Républicains, qui avait maintenu sa candidature à l'élection présidentielle : « Tu prends une responsabilité énorme ». Le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes n’a jamais caché que François Fillon n’était pas son premier choix, précisant qu’il n’était pas « le mieux placé pour redresser la France ».

Le leader des Républicains quant à lui ne fait pas l’unanimité au sein de sa famille politique. Il a été critiqué par certains, comme Jean-Pierre Raffarin ou Jean-François Copé, qui lui ont reproché d’avoir « prôné le vote blanc », lors de l’entre deux-tours. Sur les critiques de sa position très à droite, Laurent Wauquiez s’amuse : « C’est un processus d’émancipation intellectuelle. Il faut assumer de lire de la haine dans les yeux sur les plateaux de télévision ».