Législatives: Encore une nouvelle liste de La République en marche avec 526 candidats investis

MISE A JOUR Cette fois, c'est la dernière liste proposée par le mouvement...

C. Ape. avec AFP

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Jean-Paul Delevoye, responable de la commission d'investiture de La République en marche.

Jean-Paul Delevoye, responable de la commission d'investiture de La République en marche. — Hamilton / SIPA

A quelques heures de la clôture des candidatures (fixée ce vendredi à 18h), La République en marche (LREM) a une dernière fois mis à jour sa liste de candidats aux législatives.

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A y regarder de plus près, et contrairement à ce qu’avait annoncé Richard Ferrand, La République en marche n’a pas investi de candidat dans 51 des 577 circonscriptions. Richard Ferrand, alors secrétaire général de La République en marche, s’était pourtant engagé lundi 8 mai devant la presse à publier la liste des candidats investis dans chacune des 577 circonscriptions françaises par le mouvement créé par Emmanuel Macron.

Des membres du gouvernement sortant protégés

Parmi les circonscriptions laissées libres, 17 sont situées dans les Outre-mer et une autre est dévolue aux Français de l’étranger. Le parti du nouveau chef de l’Etat espère notamment nouer des accords avec des formations locales mieux implantées.

La République en marche a par ailleurs effectué des « gestes politiques » en métropole en laissant le champ libre à des personnalités de droite, de gauche ou du centre qui pourraient se montrer favorables au projet d'Emmanuel Macron à l’Assemblée nationale.

Ainsi, si les élus Les Républicains Xavier Bertrand (Aisne), Christian Estrosi (Alpes-Maritimes), Hervé Mariton (Drôme), Hervé Gaymard (Savoie), Benoist Apparu (Marne), Arnaud Robinet (Marne) ne se présentent pas directement, leurs successeurs dans leurs circonscriptions n’auront pas de candidat La République en marche en face.

Plusieurs membres du gouvernement sortant ont été protégés et n’affronteront pas de candidat de La République en marche, comme Marisol Touraine, Stéphane Le Foll ou Myriam El Khomri, ainsi que des ténors de droite comme Thierry Solère ou Franck Riester.

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Une candidate de LREM face au socialiste Vaillant à Paris

Au PS, dans le sillage de l'ancien Premier ministre Manuel Valls (Essonne), l'ancienne ministre des Outre-mer George Pau-Langevin (Paris) est également épargnée, tout comme le député-maire (PS) de Sarcelles François Pupponi (Val-d'Oise).

La présidente du Parti radical de gauche Sylvia Pinel (Tarn-et-Garonne) ainsi que Joël Giraud (Hautes-Alpes), également PRG, bénéficient du même traitement de faveur, ainsi que quelques candidats UDI, dont Yves Jégo (Seine-et-Marne) ou Philippe Folliot (Tarn).

Après le désistement de l’ancien ministre Jean-Jacques Aillagon, le mouvement La République en marche ne présentera pas de candidat face à Florian Philippot (FN) à Forbach, en Moselle.

Une candidate La République en marche, Béatrice Faillès, rattachée au ministère de la Défense, se présentera bien finalement dans la 17e circonscription de Paris, actuellement détenue par le socialiste Daniel Vaillant.

Interrogé par l’AFP, l’entourage de Daniel Vaillant a indiqué que l’ancien ministre avait déposé sa candidature jeudi, et qu’il n’avait pas l’intention de la retirer.

Daniel Vaillant avait fait savoir mercredi qu’il renonçait à se présenter, en raison de l’investiture d’une candidate par En marche!. Mais, celle-ci n’ayant pas été confirmée dans la liste publiée mercredi par le mouvement du président Emmanuel Macron, il a changé d’avis.