Nicolas Hulot a été approché par les trois derniers présidents français.
Nicolas Hulot a été approché par les trois derniers présidents français. - UGO AMEZ/SIPA

A 62 ans, Nicolas Hulot est nommé ministre de la Transition Ecologique et Solidaire avec rang de ministre d'Etat dans le premier gouvernement d' Emmanuel Macron. Retour sur le profil de l’ancien journaliste et homme politique français.

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Il a un passé de baroudeur

Nicolas Hulot commence sa carrière en 1987 dans l’émission Ushuaia Nature. Les cheveux au vent, il explore les coins les plus reculés de la terre en ULM ou en montgolfière et sensibilise les téléspectateurs au respect de la nature. Casse-cou, il n’hésite pas à prendre des risques, comme ici à Palenque, au Mexique.

Un acteur majeur de la scène écologique

Pas besoin d’un mandat pour faire avancer sa cause. « Nicolas Hulot a été de toutes les grandes victoires de l’écologie en France. Il s’est battu pour la mise en place de la taxe carbone, a travaillé sur le Grenelle de l'environnement puis sur la COP21 », observe l’un de ses proches collaborateurs. Il a fait de la lutte contre les OGM un autre de ses grands combats.

Il intéresse les présidents

Avant Emmanuel Macron, plusieurs présidents avaient été attirés par le profil de l’ancien animateur d’Ushuaïa. D’abord, Jacques Chirac, puis Nicolas Sarkozy et François Hollande lui ont proposé d’être ministre, mais il a refusé à chaque fois. « Par trois fois, il a estimé qu’il n’était pas à la bonne place au bon moment », explique-t-on dans son entourage. En 2012, après s’être fait battre par Eva Joly dès les primaires d’EELV, il décide de son consacrer à la fondation qui porte son nom.

Il est apprécié de son entourage

« Il n’agit qu’au service de sa cause et ne privilégie jamais ses propres intérêts. » « Nicolas Hulot ne sait pas mentir. Il est d’une sincérité absolue. » Le cercle de proches de l’ancien présentateur ne tarit pas d’éloges sur sa personnalité. Au-delà de son combat pour l’écologie, son entourage souligne sa vision globale des combats sociétaux. « Un intérêt qu’il a par exemple démontré en lançant l’Appel des solidarités. » Un mouvement qui rassemble 80 associations et qui mettait à disposition 500 propositions pour les candidats à la présidentielle.

Il aurait un rôle décisif au gouvernement

Nommé au gouvernement mais peu sollicité ? « Le risque, c’est que ce soit un trophée », prévenait Cécile Duflot sur France Info. « Mais l’espoir, c’est qu’il arrive avec sa sincérité et sa détermination à faire radicalement changer les choix actuels du président. Ce serait une bonne nouvelle. […] Je fais confiance à Nicolas Hulot pour avoir parfaitement conscience de ce risque-là. » Ses amis espèrent pour lui « un rôle de transition au cœur du gouvernement ».

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