Le nouveau Premier ministre Edouard Philippe estime que «plus que le parti, il y a le pays»

ELECTIONS Il était l’invité du JT de TF1 lundi soir après sa nomination…

Nicolas Raffin

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Edouard Philippe au JT de TF1 le 15 mai 2017.

Edouard Philippe au JT de TF1 le 15 mai 2017. — CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP

Un peu intimidé, mais bien rangé derrière Emmanuel Macron. Édouard Philippe a vécu son baptême du feu lundi soir, pour sa première interview en tant que Premier ministre. Invité du journal de 20 heures de TF1, le nouveau locataire de Matignon a balayé plusieurs sujets : la réforme du Code du travail, la difficulté de composer un gouvernement avec des personnalités de droite et de gauche, ou encore son rapport au parti Les Républicains. 20 Minutes vous propose un petit résumé.

Sur sa nomination comme Premier ministre. Emmanuel Macron expliquait dès le 5 mai, soit deux jours avant le second tour, qu’il avait un nom en tête. Pourtant, Edouard Philippe a affirmé qu’il avait appris le choix du président ce lundi, à l’occasion d’un « déjeuner ». Il affirme avoir réfléchi avant de donner une réponse positive : « On est à la fois honoré de cette proposition et en même temps, c’est une décision qu’aucun Premier ministre n’a pris à la légère. »

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Sur la réforme du Code du travail. Sur ce sujet, Emmanuel Macron a indiqué sa volonté d’aller vite et de réformer par ordonnances. Pour le nouveau Premier ministre, « le droit du travail est très lourd, très complexe, il ne protège pas bien les salariés. On ne peut pas ne rien faire. Ces ordonnances ça n’est pas le refus de la discussion (…) Il y aura évidemment consultation et discussion, il y aura aussi une discussion parlementaire (…) mais il y aura aussi rapidité d’exécution. »

Sur la composition du futur gouvernement. Les noms des ministres doivent être connus mardi après-midi. Fidèle à la volonté de rassembler au-delà des clivages d’Emmanuel Macron, Edouard Philippe ne voit aucun problème à ce que des responsables de droite comme de gauche gouvernent ensemble. « Le ciment, c’est l’idée qu’il faut recomposer la vie politique, servir les Français. » a-t-il asséné.

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Il a ensuite comparé le nouveau chef de l’Etat au général De Gaulle : « Il y a quelque chose de gaullien dans ce que dit Emmanuel Macron. On est vraiment dans une situation nouvelle : la droite et la gauche ont été éliminées au premier tour de la présidentielle. On peut faire comme si rien ne s’était passé, on peut faire l’essuie-glace. Mais les Français veulent que la France réussisse (…) Plus que le parti, il y a le pays. »

Sur son rapport avec les Républicains. Edouard Philippe a reproché à LR, son (ancien ?) parti, ses atermoiements au moment du second tour de l’élection présidentielle. « J’ai été très frappé des hésitations à l’intérieur de mon parti quant à savoir s’il fallait appeler à voter pour Emmanuel Macron. J’ai trouvé anormal qu’un parti qui s’appelle Les Républicains hésite à prendre position » a expliqué le nouveau Premier ministre.