Législatives: Qui peut devenir candidat du parti de Macron?

POLITIQUE Les 577 candidats sélectionnés pour les élections législatives doivent être rendus publics ce jeudi 11 mai...  

Lucie Bras

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Emmanuel Macron monte les marches de l'Elysée le 1er septembre 2014.

Emmanuel Macron monte les marches de l'Elysée le 1er septembre 2014. — Jacques Brinon/AP/SIPA

  • Les élections législatives auront lieu le 11 et le 18 juin partout en France
  • Le président Emmanuel Macron va tenter de constituer une majorité solide à l'Assemblée pour pouvoir gouverner. Le mouvement La République en Marche va présenter 577 candidats, dans toutes les circonscriptions françaises 
  • Parité, candidats issus de la société civile, alliances partisanes interdites... Si tout le monde peut postuler à un poste de député, il y a des critères à respecter

Après son élection à la tête du pays, Emmanuel Macron doit affronter un nouveau défi :  constituer une majorité solide à l’Assemblée nationale pour pouvoir gouverner le pays. Son mouvement La République en Marche (LREM), créé il y a à peine un an, va présenter 577 candidats aux élections législatives. Casier judiciaire vierge, parité, alliances de partis… La sélection se fait en fonction de certains critères longtemps restés flous.

Une moitié de candidats issus de la société civile

« La moitié des profils sont issus de la société civile », avait déclaré Emmanuel Macron le 19 janvier, lors du lancement de l’appel à candidatures pour les législatives. Le terme est imprécis : que signifie un candidat issu de la société civile ? Si c’est plutôt clair pour un agriculteur, une chef d’entreprise ou un avocat, qu’en est-il pour un ancien maire ou un conseiller départemental ? « Il ne faut pas avoir de mandat national », tranche Arnaud Leroy, député PS et porte-parole d’Emmanuel Macron. « Mais si c’est un maire adjoint d’une petite commune ou un conseiller départemental, qui vit des difficultés au quotidien, on le prend en compte. On ne veut pas se priver de cette expérience non plus », a-t-il ajouté.

Hommes et femmes à égalité

En matière de parité, on a souvent entendu des vœux pieux de la part des politiques. Le mouvement d’Emmanuel Macron veut « respecter la loi ». Pour cela, le président souhaite au moins 50 % de femmes, y compris « dans les circonscriptions gagnables », avait-il déclaré. En clair, les femmes seront positionnées dans toutes les circonscriptions, y compris celles où Emmanuel Macron est quasi assuré de remporter une victoire. En politique, la tradition voulait jusqu’ici qu’on place les quotas de femmes dans des villes perdues d'avance. « Avant, on ne mettait pas les femmes dans les circonscriptions ou l’on pouvait gagner », explique Arnaud Leroy. « Nous placerons des femmes pour qu’elles soient élues, y compris dans les circonscriptions où Emmanuel Macron s’est imposé. » Un engagement à surveiller.

Pas d’alliance avec des partis existants

Se présenter sous la double casquette LREM-Les Républicains ? Impossible. Le mouvement LREM affirme garantir le « pluralisme de sensibilités », mais refuse toute alliance avec un parti existant. En d’autres termes, que le candidat ait le cœur à droite ou à gauche, peu importe, mais il ne doit rouler que pour le parti d’Emmanuel Macron. Richard Ferrand, le secrétaire général d’En Marche !, a expliqué lors d’une conférence de presse le « refus de tout accord d’appareil ». Une exception tout de même pour les adhérents du Modem, qui sont autorisés à candidater sous la double étiquette Modem/LREM depuis le ralliement de François Bayrou au mouvement En Marche !

Plus de 14.000 candidatures ont été examinées par la Commission électorale du mouvement et seront dévoilées jeudi 11 mai à midi. Si les 577 circonscriptions ont pratiquement toutes été pourvues selon les dires du parti, le formulaire de candidature reste disponible en ligne quelques heures encore.