Présidentielle: François Hollande quittera l'Elysée sans «aucune mélancolie»

DEPART Le président reconnaît avoir « été un président impopulaire », mais se félicite de n’avoir jamais été haï…

C. Ape.

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François Hollande au balcon de son bureau à l'Elysée

François Hollande au balcon de son bureau à l'Elysée — ERIC FEFERBERG / POOL / AFP

A se focaliser sur le prochain (ou la prochaine) locataire de l’Elysée, on en oublierait presque le président sortant. A quelques jours de son départ, l’actuel chef de l’Etat, François Hollande, s’est confié à l’Obs, en kiosques ce jeudi.

François Hollande « n’éprouve aucune mélancolie à l’idée de quitter cette maison, dont [il n’est] que le locataire provisoire ». Il a toutefois un regret, « ne pas avoir mieux convaincu ni davantage rassemblé ».

« Cinq années de plus, cela aurait été encore cinq années d’intranquillité permanente, de privation de vie personnelle et de liberté. Etre ici, c’est un don total de soi, un sacerdoce. D’autant plus que, pour des raisons de sécurité, renforcée après les attentats, je vis jour et nuit à l’Elysée. Et l’Elysée ne peut pas être un chez-soi », confie le président.

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« Aujourd’hui je suis à deux doigts d’être aimé ! »

Plus loin, il reconnaît avoir « été un président impopulaire, mais, enfin, je n’ai pas été haï », se satisfait-il. Avant de se lancer dans la comparaison avec certains de ces prédecesseurs.

« Mitterrand a pu être impopulaire et haï. Sarkozy a pu être populaire et haï. Moi, j’ai été très tôt impopulaire, et cela m’a atteint, contrairement à ce que l’on prétend, mais cela ne m’a jamais empêché de gouverner et, surtout, je n’ai pas senti de grande hostilité contre moi, sauf à la période du mariage pour tous », analyse-t-il. « Aujourd’hui je suis à deux doigts d’être aimé ! », lance-t-il en riant.

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Le début d’une nouvelle vie

« Franchement, à l’exception de ma vie privée et de la fâcheuse histoire Cahuzac, que j’aurais préféré éviter, je n’ai rien à retrancher, affirme-t-il, visiblement certain qu’il a peu de reproches à se faire. Je pars sans que mon honnêteté ait été prise en défaut. Et sans m’être enrichi. En ayant toujours veillé à ne rien montrer de mes fêlures, de mes blessures ».

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Comment envisage-t-il la suite ? Il assure qu’il écrira « forcément » un livre. « Il y a eu trop de livres indirects, dont Le Monde a récemment affirmé que trois d’entre eux m’avaient tué (celui de Valérie Trierweiler, celui d’Aquilino Morelle et  celui de Fabrice Lhomme et Gérard Davet). C’est exagéré. Mais je me dois d’expliquer, dans un livre direct, ce que je n’ai sans doute pas assez expliqué », lâche-t-il.

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« Ce n’est pas la fin de ma vie, c’est le début d’une nouvelle… », conclut le président.