Mon bulletin dans ton urne: «Couteaux dans le dos» de Hamon, selfie de Marine Le Pen et la Guyane exploitée

PRESIDENTIELLE Chaque matin, « 20 Minutes » vous livre les trois informations marquantes de la campagne…

M.C.

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Benoît Hamon à Bercy le 19 mars 2017.

Benoît Hamon à Bercy le 19 mars 2017. — CHAMUSSY/SIPA

A peine le temps d’avaler un café ? En sortant des brumes matinales, attrapez aussi notre récap’quotidien d’une campagne corsée et régulièrement relevée de polémiques.

La phrase du jour : « Ceux qui rejoignent Emmanuel Macron et me plantent des couteaux dans le dos, ce ne sont pas eux qui m’ont donné vie, mais 2 millions d’électeurs »

Il ne digère toujours pas les défections de son propre camp. Invité du JT de France 2, Benoît Hamon s’est révolté contre les personnalités du PS qui se sont ralliées à Emmanuel Macron, parlant même de « couteaux plantés dans le dos ». « On m’annoncerait même la semaine prochaine une mise à mort avec le soutien de Valls à Macron », a encore lâché le candidat.

L’image du jour : Marine Le Pen pose pour un selfie avec un député russe homophobe

Un déplacement en Russie décidément sous les feux des projecteurs. Outre sa rencontre très médiatisée avec Vladimir Poutine vendredi, Marine Le Pen a aussi attiré l’attention pour un selfie sur lequel elle pose en compagnie du député russe Vitali Milonov, connu notamment pour avoir rédigé la loi sanctionnant la « propagande homosexuelle ».

Pour voler au secours de Marine Le Pen, son vice-président a assuré qu’elle « ne savait pas qui était » Vitali Milonov. C’est évident qu’elle ne l’aurait pas fait si elle avait su qui c’était », a déclaré Florian Philippot.

Pour le gouvernement, les candidats à la présidentielle instrumentalisent la crise en Guyane

Le malheur des uns est parfois exploité par les autres. Le gouvernement a dénoncé dimanche soir « l’instrumentalisation à des fins électoralistes » de la « crise sociale » en Guyane par « certains candidats à l’élection présidentielle ou leur porte-parole », en visant François Fillon et Marine Le Pen notamment. « L’invective, l’outrance et l’approximation dont ils ont fait preuve contribuent à attiser les désordres qui perturbent la vie de nos concitoyens guyanais », ont déclaré dans un communiqué les ministres Matthias Fekl (Intérieur) et Ericka Bareigts (Outremer).

Bonus :

De son côté, Emmanuel Macron a commis un joli lapsus en parlant du territoire ultramarin d’Amérique du sud comme d’une « île ».