Qui a dit que François Hollande n'était pas populaire? Samedi 11 mars à Libourne.
Qui a dit que François Hollande n'était pas populaire? Samedi 11 mars à Libourne. - GEORGES GOBET / AFP

Le président François Hollande, en visite samedi dans un fief socialiste samedi à Libourne (Gironde), a appelé la gauche au « rassemblement » et a mis en garde contre les dangers du « nationalisme ».

« La gauche a d’autant plus de chance de gagner […] lorsqu’elle est rassemblée, lorsqu’elle est unie, lorsqu’elle est capable d’aller au-delà de la diversité de ses sensibilités pour porter un projet commun », a déclaré le chef de l’Etat, venu remettre les insignes de chevalier de la Légion d’honneur à l’un des deux fils de l’un de ses prédécesseurs, Gilbert Mitterrand. Auparavant il avait visité le chantier du nouveau Centre hospitalier de Libourne.

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« Le nationalisme c’est la guerre »

« C’est cette méthode […] qui demeure aujourd’hui essentielle : le rassemblement », a-t-il insisté alors que la gauche fait campagne en rangs dispersés pour la présidentielle. Rappelant aussi « l’engagement européen de François Mitterrand », François Hollande a mis en garde contre « le nationalisme », « avec toutes ses formes d’extrémisme, d’isolationnisme, de protectionnisme et d’égoïsme ».

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Citant la célèbre formule de François Mitterrand - « le nationalisme c’est la guerre » - le président Hollande a souligné qu’il « faut garder toujours dans son esprit cette phrase, qui n’est pas simplement rétrospective comme celle d’un homme qui a connu deux guerres, mais comme une phrase prophétique ». « Attention ! », a-t-il encore lancé.

Gilbert Mitterrand, âgé de 68 ans, ancien député-maire PS de Libourne, a lui aussi cité son père : « Notre démocratie est le bien le plus précieux de la France ». Et d’ajouter que tout au long de son parcours d’élu il avait « appris qu’il ne faut pas opposer ce que d’aucuns nomment avec un peu de mépris "utopie" et "pragmatisme" mais, au contraire, qu’il fallait les rassembler ».

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