Présidentielle: En Marche ! demande «le retrait» de Vincent Peillon de la campagne de Hamon

POLEMIQUE Le porte-parole d'En Marche ! Benjamin Griveaux a demandé ce vendredi dans un communiqué « le retrait de Vincent Peillon de la campagne de Benoît Hamon », après une référence hasardeuse aux chambres à gaz...

20 Minutes avec AFP

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Vincent Peillon, candidat à la primaire organisée par le PS, le 14 janvier 2017 à Paris.

Vincent Peillon, candidat à la primaire organisée par le PS, le 14 janvier 2017 à Paris. — CHAMUSSY/SIPA

Interrogé sur ses propos sur CNews, mercredi, selon lesquels Emmanuel Macron serait la « vérification expérimentale des propos de (Marine) Le Pen » sur l' « UMPS », Vincent Peillon a expliqué : « il semblerait qu’il y ait des gens de l’UMP et du PS qui se mettent ensemble. Vous savez, il y a quelque chose heureusement de têtu dans l’Histoire, c’est comme ça qu’on sait qu’il y a eu des chambres à gaz, et qu’on ne peut pas le nier, il y a aujourd’hui des gens de l’UMP, il me semble (Jean-Paul) Delevoye, il y a des gens du PS, il me semble (Bertrand) Delanoë… ».

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« Je suis sur des faits (…) On n’est pas dans l’interprétation », a poursuivi Vincent Peillon. Ces propos confinent à « l’ignominie », selon En Marche ! « Libre à chaque candidat et à chaque campagne de trahir ses valeurs, de renier ses convictions et les combats qui ont été les siens depuis des décennies (…) Mais la comparaison d’En Marche ! avec les chambres à gaz est un point de non-retour », accuse le porte-parole du mouvement de d’Emmanuel Macron.

« C’est pourquoi nous condamnons avec la plus grande force ce dérapage inqualifiable et demandons à Benoît Hamon la mise à l’écart définitive de Monsieur Peillon de la campagne présidentielle », conclut-il. « Je refuse cette polémique, il est malhonnête et irresponsable de vouloir faire croire que j’ai établi une comparaison entre ce mouvement politique, En Marche !, et un épisode tragique de l’histoire », a réagi Vincent Peillon auprès de l’AFP.

« J’ai voulu rappeler qu’on a le droit de dire des faits, et qu’il faut faire attention à ceux qui tentent de les manipuler, tout comme il ne faut pas manipuler l’opinion en faisant croire à un amalgame que je n’ai pas fait », a-t-il ajouté. Consentant « une maladresse », il a précisé qu’il n’était « pas question de retrait ».