Benoist Apparu le 24 septembre 2013 à Paris
Benoist Apparu le 24 septembre 2013 à Paris - WITT/SIPA

Et trois de plus. Les juppéistes Benoist Apparu, Edouard Philippe et Christophe Béchu se retirent de la campagne de François Fillon. « Ne pouvant plus soutenir le candidat, nous nous retirons de sa campagne. Nous continuerons à nous battre pour nos idées en appelant chacun à ses responsabilités », ont-ils écrit, alors que les spéculations sur une alternative à la candidature de Fançois Fillon ressurgissent.

Benoît Apparu, porte-parole de d’Alain Juppé pendant la campagne de la primaire de la droite et du centre, était ensuite devenu porte-parole du candidat LR.

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« Nous avons soutenu François Fillon aussitôt après la primaire. Y compris lorsqu’il nous a demandé de l’aider à affronter les difficultés auxquelles il a dû faire face. Aucun de nous n’a manqué à son devoir de soutenir le candidat légitime, ainsi que l’homme, en défendant par la même occasion le principe de présomption d’innocence », a-t-il dit.

« J’ai honte de ma droite »

Dans leur communiqué commun, Benoît Apparu ainsi que Benoît et Philippe Béchu écrivent que « la tournure que prend aujourd’hui la campagne (leur) paraît incompatible avec (leur) façon d’envisager l’engagement politique. »

« Dans l’exercice de nos mandats de maire, nous oeuvrons tous les jours pour convaincre nos concitoyens de la nécessité de respecter nos institutions, et nous nous employons à construire dans le temps, en respectant nos engagements, une crédibilité et une confiance sans lesquelles il ne peut y avoir de gouvernement efficace et durable », ajoutent-ils.

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Par ailleurs, le premier vice-président de la région Hauts-de-France, Gérald Darmanin, sarkozyste, a lâché sur Twitter : « Jusqu’à présent ce sont les socialistes qui faisaient monter le Front national, maintenant c’est nous. J’ai honte de ma droite. »

Dans la matinée, c’est un autre proche d’Alain Juppé, Vincent Le Roux, conseiller du directeur de campagne Patrick Stefanini, qui avait jeté l’éponge. Aussi, au lendemain de l’annonce de la décision du candidat de la droite et du centre de maintenir sa candidature malgré sa convocation le 15 mars en vue d’une mise en examen, les défections se multiplient, dans le camp des Républicains.

« La base, elle, tient »

Ce jeudi matin déjà, les deux directeurs adjoints de la campagne du candidat avaient annoncé leur retrait.

Réagissant à ces défections, François Fillon a relevé jeudi à Nîmes que « la base, elle, tient ». « Je m’appuie sur les Français », a aussi lancé le candidat LR. C’est mieux, car sinon il se sentirait bien seul.

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