Régionales 2015: Qui sont vos candidats en Pays de la Loire

POLITIQUE Le premier tour des élections régionales se tient dimanche...

Julie Urbach

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L Hotel de Region des pays de la Loire a Nantes. illustration Nantes le 03 06 2014./SALOM-GOMIS_826.10/Credit:Sebastien Salom-Gomis/SIPA/1406040832

L Hotel de Region des pays de la Loire a Nantes. illustration Nantes le 03 06 2014./SALOM-GOMIS_826.10/Credit:Sebastien Salom-Gomis/SIPA/1406040832 — SIPA

A gauche depuis 2004, la région Pays de la Loire va-t-elle basculer ? Possible, selon les résultats d'un sondage paru ce week-end, qui donne Bruno Retailleau vainqueur à l'issue d'une triangulaire l'opposant à Christophe Clergeau (PS) et Pascal Gannat (FN) au second tour.

On verra quel scénario choisiront les habitants lors élections régionales des 6 et 13 décembre, où dix candidats se présentent dans la région pour le premier tour, dimanche.

Christophe Clergeau (Parti socialiste et écologistes)

Sa proposition principale. Formation, emploi, et qualité de vie sont les priorités du Nantais Christophe Clergeau, 47 ans. Le candidat s’est engagé à mettre en place la gratuité des transports scolaires pour les 150 000 collégiens et lycéens, dès 2017.

Une phrase marquante. « Résister c’est voter. Voter c’est résister. Alors faites-le, pour qui vous voulez, mais votez », a-t-il dit au lendemain des attentats parisiens.

Ses chances de l’emporter. Après onze ans à la tête de la région, les socialistes ne seraient crédités que de 34 % des voix dans le cadre d’une triangulaire au second tour, selon le dernier sondage publié. La liste, qui mise sur «un sursaut citoyen» suite aux attentats, doit aussi réussir son alliance avec EELV, obscurcie par le dossier Notre-Dame-des-Landes.

Bruno Retailleau (Liste de droite et du centre)

Sa proposition principale. Un plan d’urgence budgétaire pour réaliser 40 millions d’économies en deux ans. Voilà ce à quoi s’engage Bruno Retailleau s’il est élu, en maîtrisant par exemple «les dépenses de personnels», avec le non remplacement systématique des départs à la retraite.

Une phrase marquante. «Je propose la création de teams anti-drogue dans les lycées. Afin de lutter contre les addictions et le trafic, et ainsi de prévenir la radicalisation de certains jeunes.»

Ses chances de l’emporter. Favori des sondages, le sénateur de Vendée (54 ans) a de grandes chances de remporter la région et d’en devenir le prochain président. En tête au premier tour, selon un sondage, sa liste remporterait finalement 42 % des voix.

Pascal Gannat (Front national)

Sa proposition principale. Les communes rurales, ces « territoires oubliés », sont l’une des préoccupations majeures de la liste FN et du Sarthois Pascal Gannat, 60 ans. Soutien à l’agriculture, aux PME, valorisation des produits «régionaux et Français» font partie de ses propositions.

Une phrase marquante. «Nous refusons d’accueillir des migrants aux frais des contribuables sur le territoire régional, nous refusons le financement de lieux de culte musulman avec des terrains et des subventions publics.»

Ses chances de l’emporter. L’objectif du Front national de totaliser plus de 20% des voix (contre 6% en 2010) pourrait être atteint. Après une poussée aux élections départementales, le FN continuerait donc sa percée: un sondage le place à 23% au second tour, juste derrière le PS (24%).

 Sophie Bringuy (Europe Ecologie-Les Verts)

Sa proposition principale. Répondre aux enjeux climatiques est la priorité de Sophie Bringuy, 35 ans. Pour elle, cela passe par l’alimentation, la création d’emplois dans la transition énergétique et la lutte contre le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes.

Une phrase marquante. « Il y a un autre état d’urgence qui est une réalité grave, celui du dérèglement climatique »
Ses chances de l’emporter. Malgré la crise interne du parti et l’éparpillement des forces de gauche, la liste EELV est allée jusqu’au bout dans son désir de présenter une liste autonome. Si la démarche ne semble pas gagnante, les Verts pourraient obtenir des élus, selon leur score de dimanche, via une alliance avec le PS.

Alain Pagano mène la liste «L’Humain d’abord». Le parti communiste se présente sans ses alliés du Front de gauche, après de rudes négociations autour de la question de Notre-Dame-des-Landes qui ont finalement échouées. Le PCF pourrait recueillir 4% des voix, selon le sondage BVA.

 

Gilles Denigot et sa liste «Choisir nos régions», sont soutenus par les partis bretons. Il plaide pour la réunification de la Bretagne, une «vraie» région Val de Loire, et davantage de démocratie. Aucune consigne de vote ne sera donnée pour le second tour.

 

Cécile Bayle de Jessé représente le parti de Nicolas Dupont-Aignan, Debout la France. Parmi les premières propositions livrées sur sa profession de foi: des élus payés en fonction de leur présence et travail, la suspension des élus mis en examen, la réduction de 30% des frais de fonctionnement et de communication.

 

Alain Parisot est le candidat en tête de la liste Union populaire républicaine, parti qui prône de sortir de l’Union Européenne, de l'Euro et de l'OTAN. Il se définit «en dehors du clivage droite-gauche».

 

Eddy Le Beller est la tête de liste Lutte Ouvrière. Son slogan: «faire entendre la voix des travailleurs».

Olivier Terrien mène la liste «Communistes», une scission du parti communiste. Il souhaite «mener le combat anticapitaliste».

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