VIDEO. Municipales: Quelles sont les 14 villes dirigées par l'extrême droite

MUNICIPALES Le Front national emporte 11 nouvelles villes. En tout, 14 seront dirigées par l'extrême droite, surtout dans le sud-est, mais aussi dans le nord et une ville en Ile-de-France...

M.C. avec AFP

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Marine Le Pen donne une conférence de presse à Nanterre après les résultats du second tour des municipales, le 30 mars 2014.

Marine Le Pen donne une conférence de presse à Nanterre après les résultats du second tour des municipales, le 30 mars 2014. — COLLOT/SIPA

Alors que Jean-François Copé triomphait dimanche soir avec la «vague bleue» de l’UMP, Marine Le Pen a salué «une nouvelle étape» dans l’histoire du Front national, qui gagne onze mairies. En tout, 14 villes auront des maires d’extrême droite. Revue de détail.

Dans le Sud-Est

Beaucaire (Gard)

Âgé de 30 ans, cadre du FN à Nanterre et responsable du département du Gard, Julien Sanchez avait hésité à se présenter à Beaucaire, une petite ville de 16.000 habitants, à 20 kilomètres à l’est de Nîmes. Avec 39,82 % des suffrages, il a bénéficié de l’incapacité de la droite de s’unir, le maire sortant Jacques Bourbousson (DVD) recueillant 29,01 %, devant le DVD Christophe André (24,32 %). Le DVG Claude Dubois (6,86 %) s’était aussi maintenu.

Béziers (Hérault)

A la faveur d’une triangulaire avec l’UMP Elie Aboud, qui a obtenu 34,63 % des voix et le PS Jean-Michel Du Plaa (18,38 %), qui s’est maintenu contre l’avis de Paris, Robert Ménard, 60 ans, au parcours politique très sinueux, l’emporte. Sauf grosse surprise, le fondateur en 1985 et ex-patron de Reporters Sans Frontières (RSF) sera élu vendredi maire de Béziers par le nouveau conseil municipal.

  • Marseille (7e secteur)

Dans les quartiers Nord, le 7e secteur (le plus peuplé avec 150.000 habitants), le PS (32,52 %) est évincé par le chef de file FN Stéphane Ravier (35,34 %) au terme d’une triangulaire avec l’UMP (32,15 %).

Bollène (Vaucluse)

A Bollène, Marie-Claude Bompard (Ligue du Sud), qui a échappé de peu à la réélection au premier tour, rassemble 55,35 % des électeurs sur son nom, devant le vice-président socialiste du conseil général de Vaucluse, Jean-Pierre Lambertin (44,65 %).

Camaret-sur-Aigues (Vaucluse)

A Camaret-sur-Aigues, 4.500 habitants, la liste de Philippe de Beauregard, soutenue par le FN, a remporté le scrutin avec 36,31 % des voix. Philippe de Beauregard est à la tête de la Direction des affaires juridiques de la mairie d’Orange.

Orange (Vaucluse)

Jacques Bompard, maire d’Orange depuis 1995, avait été élu dès le premier tour, comme en 2001 et 2008, avec 59,82 % des suffrages.

Le Pontet (Vaucluse)

Au Pontet, commune de quelque 15.000 habitants dans la banlieue d’Avignon, la liste FN conduite par un jeune kinésithérapeute, Joris Hébrard, a été élue avec 42,62 % des voix, soit sept d’avance sur la liste UMP.

Cogolin (Var)

A Cogolin, une ville de 11.000 habitants proche de Saint-Tropez, le FN Marc-Etienne Lansade a gagné avec 53,1 % des suffrages. Le maire sortant, Jacques Sénéquier (DVD), est arrivé second du duel avec 46,9 %, soit 311 voix de moins. Deux candidats s’étaient retirés après le 1er tour, un PS et un UMP.

Fréjus (Var)

Le jeune FN David Rachline, 26 ans, s’est emparé de la mairie de Fréjus (53.000 habitants), en obtenant 45,5 % des suffrages face à deux listes de droite. David Rachline, responsable des réseaux sociaux de Marine Le Pen, a aisément surfé sur le désaveu de l’équipe municipale sortante et les dissensions de la droite. La ville est l’une des plus endettées de France.

Le Luc (Var)

Au Luc, 9.500 habitants, c’est la liste du parti d’extrême droite menée par Philippe de la Grange qui l’a emporté avec 42 % au second tour. Le DVD Dominique Lain est arrivé deuxième avec 40,9 %, un troisième candidat de gauche, Ali Torchi, ayant remporté 16,1 % des suffrages. André Raufast, maire sortant de gauche, s’était désisté pour le second tour.

Dans le nord

Hayange (Moselle)

A Hayange, l’ancien cégétiste passé au FN Fabien Engelmann a remporté, avec 34,7 % des voix, la mairie de cette ville de 15.500 habitants qui abrite les hauts fourneaux d’ArcelorMittal Florange, lieu emblématique de la sidérurgie lorraine. Désavoué par les électeurs, le maire sortant PS Philippe David est arrivé seulement en troisième position avec 27,23 % des suffrages, derrière le candidat de l’UMP Thierry Rohr (28,32 %).

Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais)

Malgré son statut de favori dans les sondages, Steeve Briois avait créé la sensation avec son élection dès le premier tour avec 50,26 % des voix, dans cette ville du Pas-de-Calais de 26.000 habitants. Il a ainsi largement devancé le maire sortant Eugène Binaisse (DVG).

Villers-Cotterêts (Aisne)

Franck Briffaut, 56 ans, conseiller régional FN de Picardie, membre du comité central du FN et déjà conseiller municipal, remporte la mairie, avec 41,53 % des voix, un score «au-dessus de ce qu’on attendait», a-t-il déclaré. Il a battu la liste du maire PS sortant Jean-Claude Pruski (34,66 %) et la liste divers droite menée par l’UDI Jean-Claude Gervais (23,80 %). Deux listes qualifiées pour le second tour, de droite et sans étiquette, s’étaient pourtant retirées pour éviter de favoriser le FN par une pentagulaire.

En Ile de France

Mantes-la-Ville (Yvelines)

Avec 30,26 %, le candidat FN Cyril Nauth, 32 ans, a créé la surprise en arrivant avec 61 voix d’avance sur la maire socialiste sortante Monique Brochot qui a récolté 29,35 % des voix dans cette ville ouvrière de 19.839 habitants, suivie par sa rivale DVG Annette Peulvast-Bergeal (28,29 %) et le candidat DVD Eric Visintainer (12,09 %).

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