Nantes : Christian Bouchet (FN) croit en son heure

MUNICIPALES Le candidat Front national espère faire revenir son parti à la mairie de Nantes...

Frédéric Brenon

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Agé de 59 ans, Christian Bouchet postule à la mairie pour la première fois.

Agé de 59 ans, Christian Bouchet postule à la mairie pour la première fois. — F. Elsner/20 Minutes

Pierre Peraldi. C'est le nom de l'unique élu Front national qu'ait jamais compté le conseil municipal de Nantes. C'était en 1995 et, depuis, le parti n'a pas franchement brillé aux élections locales. Pourtant, Christian Bouchet croit dur comme fer en ses chances cette année. « Je serai au second tour et le FN entrera à la mairie, affirme le candidat. Le regard des habitants évolue, on sent de moins en moins d'hostilité. Ceux qui continuent à nous mépriser, ce sont les bobos qui profitent du système. »

Agé de 59 ans, Christian Bouchet a grandi dans une famille conservatrice vendéenne «anti-gaulliste» mais s'est surtout éveillé à la politique en mai 68. «J'ai vu des fils de bourgeois chevelus mettre le souk. Moi, je refusais le désordre.» Ses convictions l'ont ensuite conduit pendant près de trente ans dans des groupuscules d'extrême droite. «J'assume ce passé. Mais en vérité, on n'y faisait pas grand-chose. De l'affichage, du militantisme classique…» L'élection de François Mitterrand en 1981 le révolte. Sa rencontre avec Bruno Mégret à la fin des années 1990 l'incite à s'engager au parti MNR. Avant de rejoindre le FN en 2007 à la faveur de la montée en puissance de Marine Le Pen. «Je me sens plus proche de la fille que du père. Elle apporte une vision moderne, un nationalisme d'avenir.»

«La guerre des clones»

Agacé par «l'évolution de l'île de Nantes», la «Disneylandisation des anciens chantiers navals» ou «les difficultés de circulation», Christian Bouchet mise aussi sur son expérience professionnelle (agent immobilier, fonctionnaire territorial et, aujourd'hui, enseignant en sciences économiques) pour se différencier des autres candidats. «Rolland, Chiron, Garnier, c'est la guerre des clones. Ce qui leur importe c'est de faire carrière. Je ne suis pas certain qu'elles aient une vision exacte de ce qu'est la nécessité de gagner sa vie.» Les critiques répétées sur ses idées? «On me dit que je suinte la haine. Au contraire, être militant au FN c'est un acte d'amour pour son peuple», assène-il. «Il est persévérant, non dogmatique, parle de choses que les gens comprennent, juge Gauthier Bouchet, son fils, également au FN. Mais je reste sceptique sur ses chances d'obtenir un siège.»

 

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