Capture d'écran d'une google map représentant Fréjus.
Capture d'écran d'une google map représentant Fréjus. -

Le Front national pourrait s’emparer de la mairie de Fréjus. Dans cette ville d’un peu plus de 50.000 habitants, un sondage exclusif Ifop pour 20 Minutes et iTélé révèle que le frontiste David Rachline écrase les candidats UMP et PS au premier tour des élections municipales. Avec 37% des intentions de vote, il devance la liste UMP (21%) et le PS (19%).  En quatrième position, figure la liste divers droite du maire sortant Elie Brun (17%), condamné le 30 janvier à cinq ans d'interdiction de droits civiques pour prise illégale d'intérêts, et qui a fait appel. «Le score du Front national au premier tour est saissisant», note Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’Ifop. 

Au second tour, le parti de Marine Le Pen poursuit cet élan. Dans l’hypothèse d’une quadrangulaire, le FN remportait l’élection avec 34% face à l’UMP (27%). Dans le cas d’une triangulaire, l’UMP et le FN font jeu égal, avec 38% d’intentions de vote pour Philippe Mougin (UMP), et 37% pour David Rachline (FN). La socialiste Elsa Di Méo arriverait troisième avec 25% des intentions. «Entre les résultats du FN et celui de l’UMP, il n’y a que l’épaisseur d’un trait», souligne Frédéric Dabi, qui ajoute que le second tour sera influencé par le premier tour. «Si le FN est aussi dominant au premier tour, il peut créer une dynamique de vote encore plus favorable».

«L’une des clefs du scrutin reste le maire sortant»

Des scores qui ravissent au parti frontiste. «Fréjus est une ville tout à fait gagnable pour le Front national», plastronne Nicolas Bay, directeur de la campagne des municipales au FN. «Nous avons un candidat bien implanté, un PS faible et une droite déconsidérée par les affaires. N’oublions pas que le candidat UMP Philippe Mougin faisait partie de la majorité d’Elie Brun», assure-t-il.  Le climat local forme l’un des axes principaux de la campagne du candidat FN, mais aussi de celle de la candidate socialiste Elsa Di Meo. «Je dénonce ce climat depuis 2008. Il nous faut sortir de ce magmat par la mobilisation».

«D’une droite ultra-majoritaire en 2008, elle est devenue fracturée en 2013, avec des listes UMP et Elie Brun», ajoute encore Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’Ifop. «Mais l’une des clefs du scrutin reste le maire sortant Elie Brun». Ainsi, le retrait ou le maintien du maire sortant influencerait le score de l’UMP, peu assurée aujourd’hui de gagner. Quant à la gauche, elle pourrait se reporter in fine sur le candidat UMP. «J’ai la certitude d’être en finale de cette élection, qui reste aujourd’hui très ouverte», avance Elsa Di Meo. Mais en cas d’égalité entre l’UMP et le FN, la socialiste affirme «être claire vis-à-vis du Front national» pour le faire battre.

Méthodologie. Sondage Ifop pour 20 Minutes et I-Télé réalisé par téléphone du 19 au 20 février auprès d’un échantillon de 502 personnes représentatif de la population de la ville de Fréjus, âgée de 18 ans et plus et inscrite sur les listes électorales. La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas.

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