EUROPEENNES - Mais le leader centriste «regrette» son affrontement avec Cohn-Bendit, qu'il compare au «coup de tête de Zidane»…
Depuis la débâcle du MoDem le 7 juin, François Bayrou connaît «des nuits un peu éveillées»
, a-t-il reconnu, ce mardi matin, au micro d’Europe1. Il met son revers électoral sur le compte «de deux éléments qui ont joué contre nous»: avoir trop mêlé France et Europe dans sa campagne, et «ce moment polémique excessif» où, sur France 2, il a accusé à demi-mots la tête de liste d’Europe Ecologie de pédophilie. Un affrontement qu’il «regrette»,
un coup de gueule qu’il compare au «coup de tête de Zidane». S’il affirme qu’il tâchera d'être «moins batailleur» à l’avenir
, François Bayrou compte en revanche conserver «intégralement l’intransigeance».
Les 8,5% de son parti au scrutin européen de dimanche n’ont pas pour autant calmé ses ambitions. François Bayrou veut rester aux commandes de son parti, et entretient le flou sur une hypothétique candidature en 2012. «L’élection présidentielle, dit-il, ce sont les Français qui en décident et qui en décident le moment venu. (...) Personne ne sait où je serai en 2012.» «En tout cas, si je dois être dans les années qui viennent le défenseur intransigeant de ceux qui ne peuvent pas s'exprimer, je le serai sans la moindre référence à une élection», a-t-il ajouté.
«Les ponts ne sont pas du tout coupés»
Alors qu’on lui demandait s’il accepterait de rencontrer Daniel Cohn-Bendit seul à seul, François Bayrou a répondu «sûrement oui» sur Europe 1. De son côté le leader écologiste se veut lui aussi diplomate, déclarant à «Libération» de mardi: «Il y a
moi et Bayrou ou Bayrou et moi. C’est une histoire. (...) Mais au MoDem il y a des gens bien. Et je crois que là, les ponts ne sont pas du tout coupés.»
20minutes.fr avec agence
SOUVENIRS - Bayrou pousse la chansonette pour l'anniversaire de Cohn-Bendit
Répondant à une question de Libération sur l'état de ses relations avec François Bayrou, le leader écologiste a révélé qu'il avait en sa possession une vidéo où le leader centriste, «pour fêter mon cinquantième anniversaire, dans un restaurant de Strasbourg, chante l'Internationale, avec Bernard Kouchner, Bernard Stasi, moi et des tas de gens.»