EUROPÉENNES - Le ministre du Travail ne s'attendait pas à être appelé à siéger au Parlement européen. L'UMP non plus...
Nicolas Sarkozy se serait
peut-être contenté d’un score
moins bon de l’UMP
, dans le Centre… Dans cette circonscription, la liste de l’UMP a obtenu 28,48%, un score inespéré. Présent en troisième position sur la liste dans le seul but de soutenir le moins connu Jean-Pierre Audy,
Brice Hortefeux, ministre du Travail, se retrouve élu à Strasbourg. Ce qui met le président de la République dans une situation inconfortable. Le 23 janvier, en marge des états généraux de la presse, Nicolas Sarkozy avait promis: «les candidats siègeront, c’est une régle». Il évoquait alors le cas Rachida Dati, la colisitère de Michel Barnier en Ile-de France. Mais le succès
imprévu de l'UMP dans le Centre le met face à
un cruel dilemme. A moins de revenir sur ses propos, le président devra se séparer de son lieutenant politique, qui était aussi son témoin lors de son premier mariage et le parrain de l’un de ses enfants.
«Aujourd'hui, on a besoin de Brice Hortefeux au gouvernement» a plaidé ce lundi matin le secrétaire général de l’UMP au micro de RTL. «Nous savions que Rachida Dati (Justice) et Michel Barnier (Agriculture) s'apprêtaient à aller siéger parce que nous les avions placés en tête. Brice Hortefeux s'est engagé dans cette campagne de manière tout à fait désintéressée»
, a expliqué Xavier Bertrand. Pour lui, si le ministre du Travail s’était présenté pour siéger au parlement, «il aurait été tête de liste». Et Frédéric Lefebvre de renchérir: «En période de crise, alors que Brice Hortefeux est l'interlocuteur privilégié des syndicats, je n'imagine pas qu'on se prive de ses services ». Si, comme prévu, Rachida Dati et Michel Barnier quitteront bien leurs fonctions, Brice Hortefeux n’est pas tenu de siéger à Strasbourg selon le porte-parole de l’UMP.
Le ministre du Travail s’est engagé auprès de Jean-Pierre Audy pour obtenir «le meilleur résultat possible», ce qui, nuance-t-il, n'est «pas la même chose».
Claude Guéant, secrétaire général de l’Elysée, maintient que la question du départ de Brice Hortefeux «ne se pose pas maintenant, elle sera posée et résolue en son temps». Et ce, bien que les têtes de liste UMP aient signé une liste d’engagements européens lors du dernier meeting à Paris, parmi lesquels celui, pour les candidats de la majorité présidentielle, d’«être présents au Parlement européen à Strasbourg et à Bruxelles».
20minutes.fr avec agence