L'acteur George Clooney aux côtés du président Barack Obama, en 2006.
L'acteur George Clooney aux côtés du président Barack Obama, en 2006. - J.REED/REUTERS

De notre correspondant à Los Angeles

C'est le «fundraiser» (opération pour collecter des fonds) de tous les records. Jeudi, la soirée organisée chez George Clooney pour Barack Obama devait permettre de lever 15 millions de dollars (12 millions d'euros) pour aider le président à s'imposer face à Mitt Romney en novembre. L'occasion pour les républicains de lancer quelques torpilles contre un président trop «people».

Pour le patron du Comité national républicain (RNC), Barack Obama n'est pas le «commander in chief» mais la «celebrity in chief». Dans un édito publié sur RedState, Reince Pribus accuse le président de «parader à Hollywood pendant que la classe moyenne souffre».

Barbara Streisand, Robert Downey Jr ou encore J.J. Abrams, quelques 150 «A-listers» d'Hollywood ont déboursé 40.000 dollars pour manger des petits fours en compagnie de Barack Obama. Rien d'inhabituel pour un président qui en est à son 133e fundraiser de la campagne. La nouveauté, c'est que des dizaines de milliers d'Américains ont fait une micro-donation de 23 dollars pour espérer être l'une des deux personnes tirées au sort pour être invité chez George Clooney.

Des attaques infructueuses en 2008

Anticipant l'événement, le groupe conservateur American Crossroad a récemment compilé toutes les sorties «people» d'Obama: la chansonnette Let's stay together, poussée récemment, le pas de danse chez Ellen DeGeneres ou encore son «slow jam» chez Jimmy Fallon.

Pour le comique Bill Maher, qui a, lui-même, fait un chèque d'un million de dollars pour la campagne d'Obama, «fricoter avec Hollywood est de bonne guerre». Selon lui, chaque dollar amassé est «plus propre» que les millions récoltés par les SuperPACs. Ces comités d'action politique peuvent désormais contribuer sans limite à la campagne d'un candidat et ne doivent pas toujours immédiatement dévoiler l'identité des donateurs. Pour l'instant, les républicains se sont montrés plus habiles sur ce front.

Au final, Obama, joue sur ses atouts, avec un risque minimal, analyse le L.A. Times: il y a quatre ans, les attaques contre un candidat «bling bling» du camp McCain n'avaient pas vraiment fait mouche.

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