Michelle Obama, brillante et embarrassante

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Publié le 25 août 2008.

USA2008 - Barack peut s'appuyer sur une femme de caractère, mais qui s'attire la foudre des républicains...

De notre correspondant à Los Angeles

De Michelle, Barack dit qu’elle est son «roc». La première à lui dire qu’un discours était mauvais ou à s’assurer que le succès ne lui monte pas à la tête –quitte à en faire un homme comme les autres, qui «ronfle et laisse traîner ses chaussettes».

Au-delà du cliché et de l’anecdote, Barack Obama peut s’appuyer sur une femme de caractère --castratrice, disent certains. Une oratrice qui attire souvent foule pour discourir sur les inégalités entre les populations blanche et noire. Barack est l’optimiste; elle, la réaliste. Déjà dans la très privilégiée Princeton, lorsqu’elle y étudiait la sociologie, cette division raciale était au cœur de son mémoire. A Harvard, d’où elle sortira avocate, elle manifeste pour réclamer davantage de postes d’enseignants ouverts aux minorités.

Pourtant, elle n’a jamais vraiment cherché à se mettre en avant ni à accéder à des responsabilités, selon ses professeurs. Fraichement diplômée, elle trouve un poste dans un cabinet d’avocat où elle rencontre Barack, qu’elle est chargée de superviser. A «Vanity Fair», elle raconte ne pas avoir été impressionnée par son sourire plein d’assurance, mais que c’est un de ses discours et son intelligence qui l’ont conquise. Marié en 1992, le couple a deux filles, Malia Ann (10 ans) et Natasha (7 ans).

«Fière pour la première fois de mon pays»

Fatalement, une position d’aspirante first lady et son engagement l’exposent, et son mari avec. Dans de nombreux talk-shows conservateurs, Michelle est dépeinte comme la femme noire en colère. Après la victoire de Barack dans l’Iowa, elle se dit «fière de son pays pour la première fois». «Pas très reconnaissant envers un pays qui lui a offert tant d’opportunités», attaquent aussitôt les républicains un peu partout. De quoi faire monter Barry au créneau. Il avertit: «Pas touche à ma femme. Ceux qui attaque ma famille ferait mieux d’y réfléchir à deux fois.»

Une rumeur persistante fin mai voulait aussi qu’il existe une «Michelle tape». Pas des ébats intimes façon Paris Hilton, mais un enregistrement d’un supposé discours polémique anti-blanc, prononcé dans la Trinity Church du révérend Wright. L’hypothétique bande n’a pas été rendue publique début juin comme annoncé et font douter de son existence. Dans tous les cas, les attaques, fondées, ou pas, ne font sans doute que commencer. L’avenir dira si Michelle est aussi solide que son mari le dit. usa2008



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