Obama, d'Hawaï aux portes de la Maison Blanche

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Publié le 25 août 2008.

USA 2008 - Barack Obama pourrait entrer dans l'Histoire...

De notre correspondant à Los Angeles

Comme Michael Jordan, Barack Obama portait le n°23 sur les parquets. D’après son coach, celui que ses coéquipiers surnommait «Barry O’Bomber» n’était «pas le plus talentueux mais «celui qui travaillait le plus». Une abnégation qui l’amène à quitter son université de Punahou (Hawaï), pour Columbia, à New York, avant de terminer sa formation d’avocat à Harvard.

 

Chicago devient sa ville d’adoption. Il y travaille dans le milieu associatif pour développer la communauté, puis reprend sa carrière d’avocat, dans la défense des droits civils. En 2004, il s’impose comme la nouvelle star démocrate, en remportant triomphalement (un landslide de plus de 70%) le siège de sénateur de l’Illinois.

 

>>>Le point sur les chances d’Obama, c’est ici>>>

 

Comme Michael Jordan, Obama est surtout noir ­–métisse, très exactement. S’il refuse de se voir réduit à un rôle d’icône, il en est persuadé, l’Amérique «est prête», comme semble le prouver sa victoire dans le caucus de l’Iowa, cet état rural du midwest, blanc à 95%. A ses côtés, sa femme Michelle ne se contente pas de sourire pour les photographes. Elle dénonce régulièrement les inégalités et les discriminations présentes au sein de la société américaine.

 

Barack Hussein Obama

 

Entre un père kenyan et musulman qu’il n’a presque pas connu (il lui dédicacera le titre de son premier livre), suite au divorce de ses parents, et une enfance partagée entre Hawaï et Jakarta, Obama dit lui-même avoir passé son adolescence à se chercher une identité, testant tour à tour cannabis et cocaïne.

 

Ses origines, ses détracteurs les plus farouches ne se privent pas pour les exploiter, lui donnant du «Barack Osama» ou utilisant «Hussein», son middlename. «Je suis chrétien», doit-il souvent répéter. La religion, décidemment source de problèmes pour lui, avec les embarrassants sermons de son pasteur et ami de 20 ans, Jeremiah Wright, duquel il a dû se distancer.

 

Quelque part sur les terrains de basket, Barack Obama s’est trouvé. Son second livre, «Audacity of Hope» (L’audace de l’espoir) est devenu un bestseller récompensé d’un Grammy Awards pour sa version audio. Obama en est persuadé, «tous ensemble, les Américains peuvent changer le pays». Le débarrasser des intérêts spéciaux et des vieux lobbies de Washington. «Yes We can» (Oui, nous pouvons), scandent ses supporteurs. But can he?

Votre avis sur le candidat. L’Amérique est-elle prête à en faire son Président? A-t-il la carrure pour changer le pays ou n’y a-t-il rien derrière les grands discours? usa2008

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Philippe Berry, à Los Angeles
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