Un premier comparateur de «drive» pour réaliser toujours plus d'économies

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Publié le 14 mai 2013.

CONSOMMATION - L'ambition du comparateur «MonsieurDrive.com» est «de permettre en quelques clics de réaliser ses courses au meilleur prix»...

Alors que de plus en plus de consommateurs font leurs courses sur internet avant d'aller les chercher au magasin, le «drive», un premier comparateur de prix de ce nouveau mode de consommation vient d'être lancé pour aider le consommateur à réaliser toujours plus d'économies.

Avec plus de 2.200 drives aujourd'hui, contre moins de 1.000 en juin 2012, le phénomène connaît un véritable engouement. Ils représentent entre 2 et 3% du marché français de l'alimentation. Leurs ventes, représentant 2,2 milliards d'euros en 2012, pourraient atteindre 4,5 milliards d'ici 2015 selon le cabinet Kantar, alors que 22% des Français effectuent déjà des courses par ce biais.

Une préoccupation majeure des foyers

L'ambition du comparateur «MonsieurDrive.com» est «de permettre en quelques clics de réaliser ses courses au meilleur prix», alors que «limiter les dépenses alimentaires» est devenu en temps de crise «une préoccupation majeure des foyers», affirme sa présidente Karine Brana.

«Pour une famille avec un budget hebdomadaire de 100 euros de courses alimentaires, MonsieurDrive.com peut permettre de réaliser une économie annuelle jusqu'à 500 euros», estime-t-elle. Alors que le pouvoir d'achat se restreint et que le prix devient un facteur majeur dans les choix de consommation, les comparateurs «représentent de plus en souvent la dernière étape avant l'acte d'achat», indique «monsieurdrive.com».

Ainsi, 92% des internautes les utilisent régulièrement, et 63% déclarent être influencés par ces sites, selon une étude Experian de février.

Se présentant comme un comparateur «totalement indépendant à la fois des marques et des distributeurs», le site compare en temps réel les données (prix, assortiments, stocks) diffusées par les sites de drive des différents distributeurs. Il ambitionne le million de visites cette année.

Jusqu'ici, la plupart des comparateurs de prix en ligne émanaient des groupes de distribution qui s'en servaient à des fins promotionnelles, et comparaient uniquement les prix en rayon d'un nombre limité de produits. Quelques tentatives de comparer les drives avaient été lancées précédemment (comparatif-drive.com, lebondrive.com), mais elles n'évaluaient que les services associés (retrait en magasin ou borne...) ou des paniers moyens préétablis.

«MonsieurDrive.com» permet pour la première fois une comparaison personnalisée - chaque consommateur évalue son propre panier d'achats - et de finaliser la transaction en étant renvoyé sur les sites des enseignes. Pour Rodolphe Bonnasse de CA Com, spécialiste de la grande distribution, «l'idée est intéressante, car elle fournit au consommateur un outil supplémentaire pour effectuer ses arbitrages de consommation».

Néanmoins, le comparateur «risque d'avoir du mal à intégrer certains éléments essentiels», comme les promotions, «qui représentent entre 7 et 15% des ventes des enseignes, et qui évoluent constamment», indique-t-il. Pour l'instant «MonsieurDrive» n'actualise ses données que toutes les 24H.

La comparaison des marques distributeurs - 50% des ventes en drive - est également «par nature difficile à réaliser» dans la mesure où «chaque distributeur développe ses propres produits, recettes ou packaging qui se veulent forcément différenciant». Le site propose certes des alternatives «qui se veulent équivalentes», mais «la comparaison n'est véritablement pertinente que pour les grandes marques», estime Bonnasse.

Enfin, «comparer les prix pour des achats alimentaires réguliers peut vite apparaître fastidieux, d'autant que les consommateurs sont bien souvent attachés à une enseigne, en fonction de critères autres que le prix (proximité, habitudes)», indique l'expert. «Sauf à constater de gros écarts de tarifs, ce comparateur ne pourrait donc être utile qu'à une frange réduite de la population (nouveaux venus sur le drive ou personnes à faible revenus)», conclut-il.

Avec AFP
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