Roland-Garros 2013: Simon-Federer (1-6, 6-4, 6-2, 2-6, 3-6) à revivre en live comme-à-la-maison

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Publié le 3 mai 2013.

INTERNET - Stéphane Richard assure qu'il était «sur le point de trouver un arrangement» pour vendre Dailymotion sans céder la totalité du capital à Yahoo!...

La polémique gonfle. Ce jeudi, le patron de France Télécom/Orange, Stéphane Richard, a rappelé l'indépendance de son groupe face à son encombrant actionnaire, l'Etat français, après la vente ratée du site français de vidéos au géant américain de l'internet.

«Dailymotion est une filiale d'Orange et non de l'Etat. C'est le groupe, sa direction et son conseil d'administration qui gèrent ce dossier», a-t-il déclaré au quotidien Les Echos de jeudi, tout en assurant qu'il n'y avait pas de conflit entre l'opérateur et l'Etat, qui détient 27% de l'opérateur. «J'avais pourtant refusé que Yahoo! dispose d'une option pour acheter la totalité du capital de Dailymotion, et nous étions sur le point de trouver un arrangement», a regretté le patron de France Télécom.

Montebourg cherche l'équilibre

Yahoo! a renoncé à acquérir le contrôle de Dailymotion devant l'opposition du ministre français du Redressement productif, Arnaud Montebourg, à voir ce joyau de la high-tech française passer en mains étrangères, selon le quotidien Wall Street Journal. L'Américain souhaitait racheter à France Télécom 75% du capital de Dailymotion, avec une option pour monter à 100%. Pour nombre d'analystes, Dailymotion doit être adossé à un partenaire en mesure de lui ouvrir le vital marché américain. Mais l'Etat, qui détient encore 27% du capital de France Télécom, ne voulait pas aller plus loin que 50%. Dans un communiqué diffusé mardi, Arnaud Montebourg a exprimé son souhait qu’un partenariat entre Yahoo et Orange soit construit sur une base équilibrée, mutuellement bénéfique pour les deux entreprises.

Cette sortie de Stéphane Richard fait réagir la classe politique. Pour la député PS Karine Berger, ce coup de sang pourrait bien coûter sa place au patron de France Télécom. L'élu fait le parallèle avec Denis Hennequin, le patron d'Accor qui s'est fait remercié la semaine dernière pour avoir soulevé des désaccords avec les fonds Eurazéo et Colony qui selon plusieurs observateurs décident de la stratégie du groupe avec seulement 21% du capital en poche.

Reprendre les recherches

Dans les Echos, Stéphane Richard a insisté sur le fait que «ce n'est pas à la demande de l'Etat» que son groupe à investi début 2011 dans Dailymotion qui «s'est révélé une bonne affaire, dont la valeur a doublé ou triplé». Il a dit aussi préférer que l'Etat, qui propose de mobiliser des financements publics en vue du développement de Dailymotion, renonce à cette démarche. «Nous ne cherchons pas des partenaires financiers ! Notre priorité est de trouver un allié qui assure le développement de Dailymotion hors d'Europe», a-t-il souligné. «Nous avons envisagé plus de 60 partenaires potentiels en France et à l'étranger avant de nous focaliser sur Yahoo ! Maintenant, nous allons reprendre nos recherches», a-t-il affirmé.

Après l'affaire Titan, ce nouvel épisode ne va pas forcément améliorer l'image de la France auprès des investisseurs étrangers. Malgré tout, Arnaud Montebourg réaffirme «son objectif d’attirer davantage les investissements étrangers sur le territoire national, en particulier ceux des entreprises américaines, qui sont d’ores et déjà les premiers investisseurs étrangers en France. Ces investissements doivent contribuer au redressement industriel du pays. Le Ministère du Redressement productif est et restera celui de l’hospitalité industrielle».

Avec AFP
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