Les universités développent les usages numériques

TECHNOLOGIE Dans le supérieur, on regorge d’idées pour penser la pédagogie à l’heure du digital…

Thomas Weill

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Le Pierre-Mendès-France Lab de l'université Paris-I démontre les possibilités de cours où le professeur est en vidéo-conférence avec les étudiants.

Le Pierre-Mendès-France Lab de l'université Paris-I démontre les possibilités de cours où le professeur est en vidéo-conférence avec les étudiants. — Service communication université Paris-I / Panthéon-Sorbonne

L’espace numérique de travail (ENT), loin derrière ? Si les universités françaises n’ont pas encore abandonné l’ENT, ce premier pas vers le numérique a aujourd’hui ouvert la voie à des solutions innovantes, université par université.

Jeux sérieux, QCM interactifs : ce ne sont pas les idées qui manquent à l’université de Lorraine (UL). Parmi elles, la vidéo. Jean-Michel Vahl, directeur numérique de l’UL, cite les « “studios professeur” où les enseignants enregistrent des cours pour les mettre en ligne », sous forme de Mooc ou en appui d’un cours existant. Certains de ces cours vidéos sont même partagés sur le Groupement d’intérêt public (GIP) de France université numérique (FUN, voir encadré ci-dessous). L’UL s’est aussi dotée d’outils « de projection et de captation » d’images dans de nombreuses salles. Les plus récents permettent même « aux enseignants de faire cours tout en se filmant » et d’intégrer des annotations à leurs vidéos, pour une meilleure synergie avec les étudiants.

Applis, « fab-labs » et VR

La synergie, c’est aussi ce que vise Francky Trichet, vice-président numérique à l’université de Nantes. Par exemple entre les étudiants et le campus, grâce à une application mobile qui doit sortir en septembre. Ou avec le projet des « tiers lieux, des salles modulables. On arrête de les fermer à 18h, on les équipe d’outils de visioconférence HD à distance… » L’objectif, « relier ces lieux pour échanger et créer de la valeur », explique Francky Trichet.

Ces salles qu’il compare à des « fab-labs » seront au nombre de 12 lors de leur ouverture en septembre prochain. Même credo à Paris-I Panthéon-Sorbonne, qui a lancé le Pierre-Mendès-France (PMF) Lab. Benoît Roques, responsable du service des usages numériques (SUN) de Paris-I, en résume l’ambition : « redonner une place à l’expérimentation ».

Les moyens ? La réalité virtuelle « dans le marketing pour réaliser des prototypes de lieux de vente ou de produits », par exemple. Ou l’impression 3D « qui se prête à de nombreuses disciplines comme l’archéologie ». Au fond, le numérique à l’université, c’est en expérimentant qu’il progresse.

 

« Le leader français des Moocs »

Catherine Mongenet, directrice de FUN-Mooc

* Une erreur s'est glissée à la page 12 de notre édition du 18 mai, dans notre cahier Université. Le nombre d'inscrits à la plateforme FUN-Mooc est d'1 million de personnes et non 100.000.