Une liasse de billets de 500 euros
Une liasse de billets de 500 euros - Auteur / Source / Crédit ADRIAN DENNIS / AFP

Parler argent sereinement est utile dans plein de situations. Et en particulier dès que le sujet touche à votre salaire ! Salaire à l’embauche ou réévaluation de votre rémunération actuelle. Et, curieusement, parler « sous » est source d’émotions. Voici donc plusieurs conseils pour garder la tête froide et optimiser vos prochaines discussions sur le sujet…

La cause principale de la difficulté à parler argent

Lors d’un recrutement, donner ses prétentions met souvent mal à l’aise car vous pouvez avoir l’impression de prendre un risque. Le risque de tomber à côté du chiffre idéal. Soit en ayant des prétentions inférieures à ce que vous auriez pu obtenir. Soit en surestimant le budget alloué pour le poste, et en vous privant du coup de la possibilité d’aller plus loin. Et dans un cadre plus interne, face à votre chef, demander une augmentation vous confronte au risque qu’il vous réponde « non ». Avec la difficulté ensuite de vivre avec ce refus.

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Le levier principal pour parler argent avec aisance

Pour évacuer le côté émotionnel de votre discours, restez factuel (dates, chiffres, résultats). Et collectez toutes les informations utiles pour justifier vos prétentions : grille de salaire interne (« Marc est payé 34 K€ pour le même job »), étude de salaire de cabinets de recrutement (Comme celle de Robert Half), rémunérations proposées dans le cadre d’autres recrutements (niveaux de salaires repérés dans des offres d’emploi). Autre piste intéressante : posez la question à un consultant RH que vous connaissez (agence d’intérim, cabinet de recrutement) ou que vous avez rencontré sur un salon.

Les façons d’en parler

Parlez toujours en brut et non en net, ce sera plus simple pour votre interlocuteur qui ne raisonnera qu’en brut. Avancez plutôt une fourchette de salaire (28-32 K€ par exemple), votre discussion sera plus souple par la suite. Et dans un process de recrutement, parlez argent le plus tard possible : votre pouvoir de négociation sera en effet toujours plus important à la fin qu’au début (il y aura par définition moins de candidats en lice !).

Et d’ailleurs, quelles sont vos prétentions salariales ?

En entretien, vous ne couperez pas à la fameuse question. Et parmi les réponses possibles : « Compte tenu de la nature du poste, une rémunération comprise entre 25 K€ et 30 K€ me semblerait justifiée ». Plus offensif, vous pouvez dire : « C’est difficile pour moi de vous répondre. Je peux en revanche vous préciser que ma rémunération actuelle est de 42 K€ bruts. Et que j’attends bien sûr une progression. Cela vous semble-t-il envisageable ? ». Et en renvoyant la balle à votre interlocuteur, vous entrez dans une discussion qui détendra tout le monde et vous redonnera un peu de pouvoir. Et si au moment de poser la question vous arrivez en plus à sourire, vous marquerez sans aucun doute des points !

 

Gilles Payet est formateur, consultant RH animateur du blog Questions d’emploi et du site Mon coaching emploi sur lequel il édite des fiches pratiques et propose du coaching sur la recherche d’emploi et l’efficacité professionnelle.

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