Cet homme a dit«Non» sans y mettre les formes
Cet homme a dit«Non» sans y mettre les formes - Vic Padillay/pixabay

Dire non à son chef, à un client, à quelqu’un de son équipe ou à un collègue de travail n’est pas toujours évident. Votre interlocuteur est souvent dans l’émotion. Et après avoir dit « non », il pourra éprouver de la déception, de l’énervement ou de la surprise. Mais il pourra aussi être dans l’acceptation et la compréhension. Tout dépend de la façon dont vous le dites ! Voici quelques repères pour survivre après un « non » dit à quelqu’un…

Pourquoi est-il important de dire non de temps en temps ?

Dire non c’est tout d’abord respecter qui vous êtes. C’est ne pas vous engager là où votre éthique personnelle sera chahutée. Ne pas non plus faire de choses qui vous mettraient en danger. Ou bouleverserait votre équilibre de vie. Dire non c’est aussi exprimer devant l’autre vos champs de compétences et d’action. Et gagner ainsi en autorité naturelle et en crédibilité. Cette autorité ferme mais douce permet de dire « non » à un client tout en gagnant en crédibilité. Elle permet de dire « non » à son manager tout en l’aidant à comprendre comment vous pourrez lui être vraiment utile. Elle permet enfin de dire « non » à un collaborateur sans que celui-ci en soit trop affecté.

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La méthode ERRS pour dire « non » sans froisser l’autre

Je vous propose la méthode ERRS : écoute, reformulation, réponse et solution. Ecoutez jusqu’au bout sans le couper la proposition de votre interlocuteur. Reformulez sa demande avec vos propres mots : « Si j’ai bien compris, tu souhaiterais que… ». Vous amortirez les éventuelles émotions et gagnerez du temps. Troisième étape, la réponse : « Je suis contraint de te dire non ». Les arguments les plus audibles : budget, temps, compétences, ressources… manquantes. Et dernier temps : proposez toujours une solution.

Voici quelques exemples de formulation

« Le faire pour janvier ne sera pas possible. Je peux te proposer une livraison pour le 15 février ».

« Remettre en route le service ITS me semble difficile et non prioritaire. Je te rappelle notre feuille de route pour 2017 : mettre le paquet sur le digital ».

« Venir vous faire une présentation ce vendredi devant l’équipe me semble prématuré et difficile à organiser. Je vous propose en revanche de caler une visio-conférence avec Laura et Alice. Cela nous permettra de valider la présentation. Qu’en pensez-vous ? ».

«5 % d’augmentation ? Je comprends ta demande mais je ne pourrai malheureusement pas y accéder pour le 1er semestre 2017. Je m’engage en revanche à proposer cette évolution aux RH en mai, en fonction des résultats du premier trimestre. OK pour toi ? ».

Gilles Payet est formateur, consultant RH animateur du blog Questions d’emploi et du site Mon coaching emploi sur lequel il édite des fiches pratiques et propose du coaching sur la recherche d’emploi et l’efficacité professionnelle.

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