Les divergences perdurent sur un plan de sauvetage bancaire européen

108 contributions
Publié le 6 octobre 2008.

CRISE FINANCIERE – Réunis à Luxembourg, les ministres européens des Finances ont de nouveau affiché ce lundi leurs divergences sur l'opportunité d'un plan paneuropéen de secours aux banques...

Les ministres européens des Finances ne parviennent pas à trouver d’accord sur l'opportunité d'un plan paneuropéen de secours aux banques frappées par la crise financière, malgré les tentatives de l'Italie de relancer l'idée. Réunis samedi à Paris, les principaux dirigeants européens (Londres, Paris, Berlin et Rome) semblaient pourtant décidés à effacer leurs différends.

Des dirigeants loin du consensus

«Je ne pense pas que nous arriverons à quoi que ce soit qui s'approche d'un consensus sur un fonds européen» d'aide aux banques en difficulté, a reconnu devant les journalistes le ministre néerlandais des Finances, Wouter Bos, à son arrivée à une réunion avec ses collègues de la zone euro à Luxembourg. Les Pays-Bas ont été les premiers à avancer, la semaine dernière, l'idée d'un plan de sauvetage européen, à l'image de celui de 700 milliards de dollars mis sur pied par les Etats-Unis, chaque pays contribuant à hauteur de 3% de son Produit intérieur brut.

Mais le projet, qui a les faveurs de la présidence française de l'Union européenne, a été immédiatement torpillé par l'Allemagne et la Grande-Bretagne, qui privilégient des solutions nationales  Berlin, en particulier, ne veut pas avoir à payer la facture pour les problèmes bancaires d'autres pays. L'Allemagne a réitéré sa position à Luxembourg, par la voix de son secrétaire d'Etat aux Finances, Jörg Asmussen.  «Nous sommes d'avis qu'un plan de sauvetage européen ne serait pas utile», a-t-il déclaré à la presse.

Le ministre de l'Economie espagnol Pedro Solbes a également estimé  que l'idée d'un plan de sauvetage comme aux Etats-Unis serait assez difficile à réaliser en Europe «compte tenu de la structure de l'Union européenne», qui, notamment, ne dispose pas d'un budget fédéral suffisant.

L'Italie tente pourtant de relancer l'idée. Dimanche soir, le chef du gouvernement Silvio Berlusconi a indiqué que son ministre de l'Economie Giulio Tremonti proposerait, lundi, à ses homologues européens la création «d'un fonds commun égal à 3% du PIB», affirmant même que la chancelière allemande Angela Merkel se serait rangée à l'idée. Ce que Berlin a nié.
MD avec agence
Emploi

En partenariat avec Monster.fr

  • Trouvez le poste qui vous convient

    Retrouvez les dernières offres d'emploi sur toute la France et dans tous les secteurs avec 20minutes.fr et Monster.fr

publicité
publicité
publicité
publicité
Les dernières contributions

Chargement des contributions en cours

Réagissez à cet article
Vous souhaitez contribuer ? Inscrivez- vous, ou .
Confirmer l'alerte de commentaire
Annuler
publicité
publicité
Se connecter avec Facebook
S'identifier sur 20minutes.fr