ECONOMIE - Les principales places boursières européennes ont cependant limité la casse ce mardi...
La bourse navigue à vue, dans une ambiance pesante de perte de confiance dans le système bancaire. Les principales places boursières européennes ont cependant
limité la casse ce mardi, malgré les craintes qui pèsent sur la solvabilité de l'assureur américain AIG.
Le recul a toutefois été accentué à Londres qui a chuté de 3,43%, notamment en raison de la forte baisse du titre de la banque HBOS. L'indice Footsie-100 de la place londonienne est même passé dans la journée sous la barre des 5.000 points, soit son plus bas niveau depuis juin 2005 avant de clôturer légèrement au-dessus de ce seuil.
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Francfort a limité son recul à 1,63% et Paris à 1,96%, les investisseurs étant quelque peu rassurés par
les interventions massives des banques centrales occidentales pour apporter des liquidités aux marchés financiers.
Cette injection d'argent frais «peut permettre d’éviter une crise systémique. En 1929, les banques centrales ont laissé faire les faillites en chaîne. Plus d’une centaine ont dégringolé»,
explique à 20minutes.fr Mathieu Plane, économiste à l’OFCE.
Au lendemain d'un lundi noir marqué par le choc de la quasi-faillite de Lehman Bothers, les marchés s'inquiétaient ce mardi du sort d'AIG, après que des agences de notation ont réduit leurs notes sur la dette du groupe, augmentant les craintes sur sa solvabilité et laissant planer la menace d'un dépôt de bilan, selon certains analystes.
«D’autres entreprises pourraient suivre»
Le gouverneur de l'Etat de New York, David Paterson, a indiqué mardi que l'assureur AIG ne disposait que de cette seule journée pour lever les quelque 75 à 80 milliards de dollars qui lui permettraient d'éviter la faillite, «une nouvelle qui a largement fait baisser» la place parisienne, selon Yves Marçais, vendeur d'actions chez Global Equities.
Philippe Waechter, directeur de la recherche économique chez Natixis Asset Management,
interrogé par 20minutes.fr, estime que «d’autres entreprises pourraient suivre, comme Washington Mutual, qui est la première caisse d’épargne américaine, et General Electrics». Pour les analystes, le marché américain est le plus exposé, mais une contagion au marché français ne peut être exclue.
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V.G. (avec agence)