La promesse de créer une taxe à 75% sur les revenus dépassant un million d'euros par an, faite par le président François Hollande avant son élection, sera "strictement respectée", a déclaré vendredi à l'AFP le ministre des Finances Pierre Moscovici.
La promesse de créer une taxe à 75% sur les revenus dépassant un million d'euros par an, faite par le président François Hollande avant son élection, sera "strictement respectée", a déclaré vendredi à l'AFP le ministre des Finances Pierre Moscovici. - Patrick Kovarik afp.com

C.P. avec AFP

La promesse de créer une taxe à 75% sur les revenus dépassant un million d'euros par an, faite par le président François Hollande avant son élection, sera «strictement respectée», a déclaré vendredi à l'AFP le ministre des Finances Pierre Moscovici.

 «Mise au point».

«Toute autre interprétation est sans fondement», a-t-il ajouté, en réaction à desarticles de presse selon lesquels cette contribution serait en voie d'être vidée de sa substance.

«Le président de la République, François Hollande, avait pris pendant sa campagne un engagement clair et très fort sur l'imposition des très hautes rémunérations à 75%», a rappelé le ministre, expliquant vouloir faire une «mise au point».

«Les modalités techniques sont en cours d'élaboration. Cet engagement du président de la République sera strictement respecté«, a insisté Pierre Moscovici, précisant qu'il figurerait dans le projet de loi de finances attendu fin septembre en Conseil des ministres.

Rumeurs d'aménagements sans fondement

Les Echos et Le Figaro avaient écrit jeudi que le gouvernement entendait édulcorer cette promesse, notamment en doublant le seuil d'imposition à deux millions d'euros pour les couples et en excluant les revenus du capital.

Les Echos avait ajouté que la CSG et la CRDS serait intégrées au taux d'imposition global de 75%, ce qui abaisserait la contribution exceptionnelle en tant que telle à 67%.

Interrogé sur ces «fuites», le ministre des Finances a assuré qu'elles n'étaient «pas conformes à l'état des préparatifs du projet de loi de finances». «Tout est sans fondement», a-t-il insisté.

Le 27 février, pendant la campagne présidentielle, le candidat socialiste avait créé la surprise en promettant un «taux d'imposition» de 75% pour la part des revenus dépassant un million d'euros par an. Il avait ajouté vouloir instaurer «une règle simple» selon laquelle «les revenus du capital doivent être taxés comme les revenus du travail», laissant ainsi entendre que cette super-taxe concernerait les deux.