Pour PSA, le plus dur commence

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Publié le 3 septembre 2012.

SOCIAL - Actions contestataires, rapports d'experts, possible éviction du CAC 40...

La plupart des PSA ont retrouvé la semaine passée le chemin de leur usine. Sans fracas. L'été n'a pourtant pas asséché la colère de ces salariés menacés par la suppression de 8.000 postes. Leurs inquiétudes se sont même renforcées avec les rumeurs du possible transfert, dès 2015, de la production de la DS5 et de la 508 dans une usine allemande.

Depuis plusieurs jours, les syndicats multiplient réunions et séminaires pour préparer leurs actions. De la manifestation à la journée-concert, les deux semaines qui s'ouvrent s'annoncent chargées. D'autant plus que les salariés d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), dont le site est promis à la fermeture en 2014, reprendront le travail mardi avec pour principale activité, la tenue d'assemblées générales dans les ateliers.

Premières conclusions

De quoi inquiéter les dirigeants, dont l'attention va être sollicitée sur bien des fronts. A commencer par celui des rapports. Souvenez-vous: en juillet, Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, confiait à Emmanuel Sartorius la mission d'évaluer la situation réelle de PSA. Ses conclusions sont attendues le 11 septembre. Un autre rapport, mandaté par les syndicats, sera rendu en octobre. Dans un dossier aussi politique, une double remise en cause du plan de restructuration compliquerait la tâche de la direction.

Confrontée à une autre menace: l'éviction pure et simple de son groupe du CAC 40. Le Conseil scientifique des indices se réunira le 7 septembre pour en décider. «La capitalisation boursière flottante de Peugeot est aujourd'hui au 71e rang à la Bourse de Paris. Elle est donc loin des 40 plus grosses capitalisations… Mais à l'heure du redressement productif, il me semble symboliquement difficile d'évincer Peugeot, véritable bijou industriel français», estime Christophe Boucher, professeur des universités. Si une sortie de PSA accélérerait la baisse de la valeur de ses actions, «une société n'a toutefois jamais enregistré une chute drastique de ses cours parce qu'elle quittait un indice», rassure l'expert.

Céline Boff
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