Jens Weidmann, le président de la Banque centrale allemande (Bundesbank), a déjà songé ouvertement à démissionner en raison de son opposition au programme de rachats d'obligations de la BCE, affirme le quotidien Bild-Zeitung vendredi citant des sources financières.
Jens Weidmann, le président de la Banque centrale allemande (Bundesbank), a déjà songé ouvertement à démissionner en raison de son opposition au programme de rachats d'obligations de la BCE, affirme le quotidien Bild-Zeitung vendredi citant des sources financières. - Wolfgang Kumm afp.com

© 2012 AFP

Jens Weidmann, le président de la Banque centrale allemande (Bundesbank), a déjà songé ouvertement à démissionner en raison de son opposition au programme de rachats d'obligations de la BCE, affirme le quotidien Bild-Zeitung vendredi citant des sources financières.

C'est le gouvernement fédéral qui l'a notamment persuadé de rester à son poste, toujours selon des informations de Bild.

Jens Weidmann critique à cor et à cri le programme de rachats d'obligations de la Banque centrale européenne, qui devrait être prochainement relancé pour soutenir les taux d'emprunts des pays de la zone euro en difficulté.

Il a récemment assimilé une telle politique à "un financement des Etats par la planche à billets", qui risque de faire l'effet d'une "drogue" pouvant rendre les Etats "accro".

Mais la portée de ses critiques est limitée, car il ne dispose que d'une seule voix au conseil de la BCE, comme les autres gouverneurs de Banque centrale de la zone euro.

Son prédécesseur à la tête de la Bundesbank, le bouillant Axel Weber, avait démissionné au premier semestre 2011, précisément parce qu'il était également opposé à ce programme de rachats d'obligations de la BCE, lancé en 2010.

Il avait été imité en septembre dernier par le chef économiste de la BCE, Jürgen Stark, un autre Allemand, pour les mêmes raisons.