Medef: «Ayrault était incontestablement dans la séduction»

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Publié le 30 août 2012.

INTERVIEW – Le décryptage de Stephan Brousse, président du Medef Paca, à l'ouverture de l'Université d'été du Mouvement des entreprises de France...

 Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault est venu donner le coup d’envoi mercredi de l’université d’été du Medef sur le campus d’HEC, à Jouy-en-Josas (Yvelines). Une intervention très attendue par les dirigeants d’entreprises, qui s’inquiètent notamment de la politique fiscale conduite par le nouveau gouvernement. Stephan Brousse, président de l’organisation patronale en Paca, livre à 20 Minutes ses réactions.

Comment avez-vous perçu le discours de Jean-Marc Ayrault?

C’était courageux de sa part de venir. Le Premier ministre était incontestablement dans la séduction : il a répété plusieurs fois le terme «compétitivité» et a insisté sur le fait qu’il n’y avait pas de création de richesses sans les entreprises… et les salariés bien sûr. Mais c’est normal qu’il l’ait précisé. 

Sur le fond, ses annonces vous ont-elles rassuré?

C’est bien qu’il ait réaffirmé l’objectif prioritaire du président de la République de réduire le déficit à 3%. Ce qui est rassurant, c’est qu’il est désormais conscient qu’il ne faut pas seulement une hausse des impôts mais aussi un programme strict de réduction des dépenses à 50-50. C’est encore loin de 25-75% que nous demandons au Medef mais c’est nouveau. Il est vrai que la loi de finance rectificative n’est pas de nature à nous rassurer. Mais après trois mois d’exercice, le gouvernement semble avoir pris conscience que ce sont les entreprises qui feront la croissance et l’emploi. 

Certains dirigeants sont déçus qu’il n’y ait pas eu d’annonces concrètes, notamment sur les charges. Qu'en pensez-vous ?

C’est vrai que quand Nicolas Sarkozy était venu, il y avait eu un torrent d’annonces mais ce n’est pas le style de Jean-Marc Ayrault et ce n’était pas son objectif.  Décider une baisse de charges sans en discuter avant aurait été une erreur qui aurait mené tout droit à un conflit social. Je note qu’il a également réaffirmé l’importance de la négociation. On verra maintenant jusqu’où il est capable d’aller avec les partenaires sociaux.

Propos recueillis par Claire Planchard
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