Les emplois jeunes sont remis au goût du jour

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Publié le 28 août 2012.

SOCIAL - Le gouvernement lève voile mercredi sur ces nouveaux contrats aidés pour freiner la flambée du chômage...

Les emplois jeunes sont de retour. Mercredi matin, le gouvernement va examiner «les emplois d’avenir» qui seront au menu de la session extraordinaire de l'Assemblée nationale, la semaine du 24 septembre. Et il veut aller vite alors que la barre des  3 millions de chômeurs sera sans doute franchie le mois prochain. Parmi eux, 471.700 de moins de 25 ans. Chaque année, 140.000 jeunes sortent de l'Education nationale sans diplôme. Ces contrats subventionnés par l'Etat à 75% par l’Etat s’adressent avant tout aux jeunes de 16 à 25 ans peu qualifiés, sans diplôme ni formation, issus de quartiers défavorisés ou de zones rurales enclavées. Les aides s’étaleront de 12 mois à trois ans contre une durée allant jusqu’à 60 mois pour les ex-emplois jeunes. Le ministère du Travail souhaite créer 100.000 emplois d’avenir dès l’an prochain moitié, moins en 2014 pour un coût de 1,5 milliard d’euros en rythme de croisière.

Des contrats surtout pour le secteur non-marchand

Ces contrats seront d’abord utilisés par le secteur public comme les associations et les collectivités locales dans les filières vertes, tourisme, activités numériques….Le secteur non marchand comme les associations ou les sociétés mutualistes, mais aussi dans certaines entreprises, pourront y faire appel. 6.000 emplois d’avenir de professeur seraient en outre être proposés aux étudiants boursiers en deuxième année de licence qui se destinent au métier d'enseignant avec une rémunération moyenne de 900 euros par mois. 

Pour Eric Heyer, de l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), ces emplois d’avenir peuvent être une solution dans l'environnement difficile du moment, qui risque de perdurer : «Si on connaît plusieurs trimestres de croissance molle, on ne peut pas faire du traitement social avec les outils habituels sous peine de revenir à la case départ. L'idée intéressante des contrats d'avenir, c'est de partir sur trois ans au lieu de huit mois. Cela donne le temps de qualifier une personne. La stratégie peut être efficace si on cible bien les emplois, à la fois dans les secteurs d'avenir, les métiers de demain, et également sans les secteurs qui connaissent des pénuries de main d'œuvre, car il y en a.

Le contrat de génération en secours

Afin de soutenir l'emploi, le gouvernement de Jean-Marc Ayrault compte sur un deuxième dispositif public, objet d'une autre promesse de François Hollande : le contrat de génération qui exonère de charges pour deux postes les entreprises embauchant en CDI un jeune qui serait parrainé par un senior maintenu en poste. Cette idée doit être travaillée lors de négociations entre syndicats de salariés et patronat afin d'éviter un «effet d'aubaine», qui reviendrait à subventionner des emplois qui auraient été créés de toutes façons.

Mais les effets de ces emplois aidés sur le long terme sont incertains. Dans un rapport sur l’efficacité des contrats aidés, la Cour des comptes en 2011 estimait qu’elle était très décevante pour favoriser l’insertion professionnelle. Ces derniers apparaissant davantage «comme un instrument politique de cohésion sociale que de politique de l’emploi». 

>> Le rapport complet par ici

M.B. avec Reuters
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