Logements étudiants: Le palmarès des villes les plus chères

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Publié le 28 août 2012.

IMMOBILIER - Paris, loin devant, Poitiers, la plus bon marché...

La rentrée risque de coûter très cher aux étudiants qui cherchent à louer un bien pour se loger. Alors que l’UFC-Que Choisir met en garde contre le recours aux marchands de listes, le site Location-etudiant.fr vient de dévoiler son baromètre dans les 14 principales villes étudiantes françaises. Résultat: les loyers ont progressé presque partout depuis 12 mois. Et pas qu’un peu.

La hausse atteint 11,90% sur un an à Toulouse pour un studio et de 9,21% à 489 euros par mois pour un T2 où il faut désormais débourser 581 euros. A Paris, même si la progression est plus modeste pour un T1 (+3,86%), le loyer se monte à 673 euros en moyenne et même 1.121 euros pour un deux pièces (+12,32%). La capitale reste, sans surprise, la ville la plus chère pour se trouver un toit, suivi par le reste de l’Ile-de-France et Nice. Si votre budget est très serré: vous êtes prié de passer votre chemin.

Paupérisation des étudiants

Dans ce contexte, pas étonnant que le premier syndicat étudiant ait récemment tiré la sonnette d’alarme relevant une «paupérisation» des étudiants. Selon elle, le coût de la vie étudiante grimpe de 3,7% pour l'année universitaire 2012-2013, soit presque le double de l'inflation. En conséquence, «le salariat étudiant est devenu la première source de financement des études», déplore le syndicat. Près des trois quarts des étudiants (73%) déclarent exercer une activité salariée (48% il y a six ans), relève l'Unef, faisant le lien avec «le taux anormalement élevé d'échec universitaire». 

En revanche, les prix de l’immobilier sont orientés à la baisse, pour un T1, à Lyon (-3,98%) , Bordeaux (-3,61%), et Poitiers (-1,55%), la ville la moins chère, avec des prix mensuels respectivement de 482 euros, 427 euros et 318 euros. Pour les deux pièces, le repli le plus fort est à Lille (-12,8%), Lyon (-4,28%) et Strasbourg (-2,22%) à 627 euros, 648 euros et 573 euros.

Reste à voir si ces baisses seront ponctuelles ou plus durables. En effet, non seulement le gouvernement a décrété un blocage des loyers dans 1.500 communes, mais il a également annoncé la création de 8.000 logements étudiants d’ici la fin du quinquennat de François Hollande.

 

M.B.
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