La ministre de l'Economie, Christine Lagarde, a annoncé mardi qu'elle étudiait la possibilité d'autoriser la Banque postale, la filiale bancaire de La Poste, à proposer des crédits à la consommation.
La ministre de l'Economie, Christine Lagarde, a annoncé mardi qu'elle étudiait la possibilité d'autoriser la Banque postale, la filiale bancaire de La Poste, à proposer des crédits à la consommation. - Mychele Daniau AFP/archives

Claire Planchard

La Caisse des dépôts, le Crédit Mutuel, la Banque Postale et BNP Paribas sont les dernières rescapées françaises du Top 50 publié jeudi par le magazine américain Global Finance. Crédit Agricole, LCL et Société Générale, elles, ne figurent plus dans ce classement. 

Dégradations en chaîne

Une dégringolade qui s’explique en grande partie par la dégradation de la note de la dette souveraine française en janvier dernier et par l’exposition des banques aux dettes grecque, italienne ou espagnole.

Le palmarès de Global Finance retient en effet comme critère de classement le montant et la qualité des actifs détenus par les établissements mais aussi et surtout les notes attribuées par les trois grandes agences internationales de notation (Fitch, Moody’s et Standard & Poor’s).

«En règle générale, la notation souveraine d’un pays constitue également le plafond pour les notations des banques opérant dans ce pays», explique à 20 Minutes Andrea Fiano, responsable éditorial de l’enquête. «Par conséquent, on voit des banques allemandes et luxembourgeoises mener notre classement parce que leurs pays respectifs ont toujours une note AAA. Pour ce qui est des banques françaises, la liste reflète simplement les dégradations qui ont eu lieu l’an dernier, à la fois pour les notes individuelles des banques et pour la note souveraine de la France», indique-t-il.  

Pas de big bang pour le client

Pour les clients toutefois, pas de panique. Interrogé par 20 Minutes au lendemain des dégradations des banques françaises en juin dernier, le président du Cercle des épargnants Philippe Crevel minimisait les risques: «Il n’y a pas d’inquiétude à avoir, cette dégradation ne change pas la face du monde bancaire», expliquait-il.

Un point de vue partagé sans surprise par la Fédération bancaire française: «Les banques françaises ont renforcé leurs fonds propres et sont extrêmement solides », souligne une porte-parole à l’annonce de ce classement. «On  est un des rares pays où les banques n’ont rien coûté aux contribuables depuis 2008, où aucune banque n’a fait faillite; où il n’y a pas eu de problèmes pour les clients, et où les banques continuent à accorder des crédits à un rythme plus élevé», précise-t-elle. A titre de comparaison, les Etats-Unis ne comptent eux que 5 établissement dans le classement et le Royaume-Uni, deux.