Comment doper ses revenus grâce à la colocation

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Publié le 23 août 2012.

IMMOBILIER - Les sites de location courte durée permettent de générer des sommes complémentaires...

Dans son trois-pièces montmartrois, Julie n’a pas de colocataire, et elle n’en veut pas. Mais elle a vite fait le calcul : en louant une chambre sur le site Airbnb.fr, elle peut «avoir des voyageuses – je ne choisis que des filles – la moitié du mois, et autant d’argent qu’avec une coloc à plein-temps.» Depuis son inscription le mois dernier, la jeune trentenaire a donc accueilli «une Australienne pour une semaine, et une Américaine pour cinq jours», le tout pour 39 euros la nuit.

Comme ses concurrents Wimdu.fr ou Bedycasa, Airbnb.fr propose de louer une pièce, ou un appartement, à des touristes de passage.

L’équivalent d’un vrai salaire

Depuis six mois, l’offre de logements en France explose. Plus de 10 000 appartements sont désormais proposés à Paris. Derrière New York, la capitale française est la deuxième ville la plus recherchée au monde pour ces « minilocations», moins chères que l’hôtel, mais plus confortables que le couchsurfing. Les touristes sont conquis, les propriétaires aussi. «On fait beaucoup de rencontres, il y a un vrai plaisir à pouvoir parler anglais. Et ça paie mes travaux de copropriété», raconte BrigitteMarie, une Parisienne récemment retraitée. «Les visiteurs sont souvent des gens ouverts, polis et ravis du côté authentique d’être chez l’habitant. On peut choisir les candidatures. Et au pire, si ça se passe mal, ils ne font que passer», abonde Boris, musicien lyonnais propriétaire d’un duplex. Résultat : l’envie titille certains d’abandonner la colocation permanente faire de son chez-soi un bed and breakfast occasionnel. Magali, une des amies de Julie, franchira le pas à la rentrée.

La tendance a déjà pris en Espagne ou en Amérique du Nord, où certains réussissent à gagner l’équivalent d’un vrai salaire grâce aux sites de location courte durée. Restent deux règles d’or: prévenir les propriétaires si l’on est locataire et déclarer les revenus au fisc pour éviter les mauvaises surprises.

Gilles Wallon
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