Bourse: C'est l'heure de vérité pour l'action Facebook

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Publié le 16 août 2012.

DECRYPTAGE - A partir de jeudi, les investisseurs historiques de Facebook ont la possibilité de vendre leurs actions. Ce qui risque de compliquer encore davantage les affaires boursières du réseau social...

Ce 16 août est une journée test pour Facebook. Reste à savoir si elle se transformera en jeudi noir. Pour le réseau social, tout dépend de l’attitude de ses investisseurs historiques. C’est-à-dire de ceux qui avaient acquis ses actions bien avant son introduction en bourse.

Car ces investisseurs n’avaient pas la possibilité de vendre leurs actions… jusqu’à ce jeudi 16 août. Cette période de «lock-up» étant désormais terminée, vont-ils décider de céder leurs titres? Leur nombre est en tout cas loin d’être anecdotique: plus de 271 millions d’actions sont concernées.

Parmi ces investisseurs: la n°2 de Facebook

Des ventes massives influeraient forcément sur le cours de l’action, déjà sérieusement malmené depuis son lancement en bourse. En trois mois, il a pratiquement perdu la moitié de sa valeur.

Dans ces conditions, les investisseurs ont-ils intérêt à vendre? Pour Scott Kessler, analyste chez S&P Capital IQ, la réponse est non: «Ils ne devraient pas vraiment être motivés à céder leurs parts car ils pensent que le titre ne descendra pas davantage».

Sans compter que nombre d’entre eux travaillent avec Facebook depuis longtemps, comme le géant de l’informatique Microsoft ou encore la banque Goldman Sachs. D’autres y travaillent même tout court, à l’instar de Sheryl Sandberg, la numéro deux du réseau social, ou encore de David Ebersman, son directeur financier.

«Je suppose que ces investisseurs sont raisonnables et se rendent compte que l'inondation du marché sur un temps si court ne servirait pas leur intérêt», explique à Bloomberg Mark Harding, un analyste aux Titres JMP LLC.

D’autres actions sont encore bloquées

Mais rien n’est moins sûr, puisque ces investisseurs ont acheté leurs actions… à un prix inférieur à son cours actuel. Même en les vendant à 20 dollars, ils empocheront donc des plus-values. Sans compter, comme le souligne Le Figaro, que la fiscalité américaine sur les plus-values pourrait se durcir en 2013, ne les incitant donc pas à la patience.Un autre analyste, Ken Sena d'Evercore, se montre également pessimiste: il estime que jusqu'à 60% des actions éligibles pourraient être cédées.

Et Facebook ne fait qu’entrer dans cette zone de turbulences. D’autres actions ont été bloquées pour une période plus longue. Au final, ce ne sont pas moins de 1,9 milliard d'actions qui pourraient être cédées dans les neuf prochains mois. Dont celles de Mark Zuckerberg lui-même, qui reste le premier actionnaire de son groupe. Rappelons que sa position est plus que délicate dans la mesure où sa fortune personnelle est directement liée à la valeur des actions Facebook…

Le 18 mai dernier, 480 millions d’actions avaient été mises sur le marché à 38 dollars. L’action vaut désormais 21 dollars. Selon Bloomberg, la moitié des analystes recommande d’acheter l’action Facebook, les autres de la conserver ou de la vendre.

Céline Boff
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