Ventes d’or: Gare aux arnaques

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Publié le 14 août 2012.

ECONOMIE - La flambée des cours du précieux métal jaune aiguise de nombreux appétits...

Mais où s’arrêtera la flambée? A 42.250 euros pour un kilo d’or, lundi, le cours du métal précieux a été multiplié par deux en quatre ans. Alors que les Français voient leur pouvoir d’achat stagner, ils n’ont jamais été autant sollicités à céder leurs objets en or à grand renfort de publicité télévisée ou encore de prospectus dans les boîtes aux lettres.

Multiplication des vocations

Surfant sur ce boom, les enseignes spécialisées poussent comme des champignons. Au grand dam de certains acteurs qui dénoncent parfois le manque de professionnalisme de ces nouveaux venus.

>> L'âge d'or des boutiques parisiennes

Un phénomène qui a incité la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) à mettre en garde les particuliers dans sa brochure estivale consacrée aux vacances: «Il convient de se montrer prudent lorsque l’on souhaite vendre son or et, en conséquence, de s’adresser exclusivement à des professionnels qualifiés et équipés du matériel nécessaire». Un rappel de bons sens alors que plus de 5.000 tonnes d’or dormiraient encore dans les tiroirs des ménages

Pour éviter les mauvaises surprises, plusieurs paramètres sont donc à prendre en compte.

«Le prix d’achat doit être obligatoirement affiché sur le lieu de vente ou sur le site Internet. La mention «au cours de l’or» ou «au cours en vigueur» n’est pas suffisante. Le professionnel n’est pas obligé d’aligner son prix sur celui du cours de l’or et ne peut pas justifier l’absence d’affichage du prix d’achat par son caractère variable», explique la DGCCRF.

Pas de liquide

De plus, l’achat de métaux fait l’objet d’une taxe dont le professionnel doit mentionner l’existence. Et la réglementation lui impose de consigner dans un registre appelé «livre de police» les objets qu’il achète, leur description, ainsi que l’identité du consommateur qui lui a vendu afin de lutter contre le recel d’objets volés. Une obligation pas toujours suivie à la lettre.

Ainsi, face à la recrudescence de vols de bijoux à l’arrachée, notamment à Marseille et en région parisienne, les, bijoutiers, horlogers, joailliers, orfèvres et négociants en métaux précieux ont été reçus le mois dernier au ministère de l’Intérieur où il a été décidé d’intensifier les contrôles pour s’assurer que les opérations de rachat d’or se font dans la plus stricte légalité.

La DGCCRF explique que la pesée des objets doit être faite devant le consommateur avec un matériel de professionnel suffisamment précis et que le paiement en espèces des métaux précieux est interdit. Attention donc aux vendeurs peu scrupuleux qui vous proposent du liquide.

Consulter plusieurs professionnels

Par ailleurs, «il est conseillé de solliciter un reçu mentionnant de façon détaillée les objets achetés par le professionnel, la qualité et le poids de métal précieux ainsi que les coordonnées complètes du professionnel et notamment son numéro d’inscription au Registre du Commerce et des Sociétés (RCS), en particulier lorsqu’il s’agit d’un professionnel itinérant».

Au final, il est toujours prudent de consulter plusieurs professionnels avant de vendre ses objets en or afin de se renseigner sur la qualité du métal et la valeur intrinsèque de l’objet.

Soyez donc vigilant lorsque vous êtes sollicité par téléphone ou via des tracts, pour vous   rendre sur un lieu d’achat d’or (ex: salle d’hôtel ou salle des fêtes…) ou lorsqu’un démarcheur se présente à votre domicile.  Ce dernier doit d’ailleurs  respecter un délai de sept jours pour laisser au consommateur la possibilité de changer d’avis et ne doit donc pas repartir immédiatement avec les objets achetés.  Ces derniers temps, le Crédit municipal de Paris s’inquiétait de voir des individus peu scrupuleux aller démarcher des particuliers aux portes même de «Ma Tante». Profitant de la faiblesse de ceux qui déposent leurs bijoux en gage en échange d’un prêt, ces rabatteurs essaient de racheter ces derniers à des prix inférieurs à leur valeur.

Vigilance sur Internet

Et si vous souhaitez vendre vos objets via Internet, «votre prudence doit être accrue», avertit la DGCCRF: «Vérifiez bien si le site avec lequel vous envisagez de contracter comporte bien les mentions légales obligatoires : nom de la société, adresse postale et RCS.   Le prix d’achat du métal, le mode de calcul du prix et les modalités d’achat doivent figurer sur le site Internet de la société.  

En cas de litige, quelle que soit la méthode commerciale employée, vous pouvez contacter la Direction départementale de la protection des populations (DDPP) ou la Direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations (DDCSPP) de votre département.


Arnaque sur l'achat d'or par webmatique

Mathieu Bruckmüller
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