La croissance a été nulle en France au deuxième trimestre 2012 par rapport au précédent, a annoncé mardi l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) dans une première estimation pour la période.
La croissance a été nulle en France au deuxième trimestre 2012 par rapport au précédent, a annoncé mardi l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) dans une première estimation pour la période. - Sebastien Bozon afp.com

avec AFP

Le gouvernement peut pousser un «ouf» de soulagement. La récession, ce gros mot qui fait peur aux dirigeants publics, est pour l'instant évitée. En effet, la croissance a été nulle en France au deuxième trimestre 2012 par rapport au précédent, a annoncé mardi l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) dans une première estimation pour la période.

L'économie française évite donc de justesse de faire un premier pas vers la récession, comme le prédisaient notamment la Banque de France et plusieurs économistes. La stagnation du produit intérieur brut (PIB) constatée au printemps est conforme aux prévisions de l'Insee. Il s'agit en revanche pour l'Hexagone du troisième trimestre consécutif de stagnation. L'Insee a en effet revu en baisse ses chiffres du quatrième trimestre 2011 (0% au lieu de +0,1%), même si la croissance sur l'ensemble de l'an dernier reste inchangée à 1,7%.

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La prévision gouvernemental tient toujours la route

Malgré cette performance mitigée au deuxième trimestre, l'objectif gouvernemental d'une croissance de 0,3% sur l'ensemble de l'année 2012 reste réalisable. Le ministre de l'Economie a affirmé ce mardi sur Europe 1 que cette prévision était «raisonnable».L'acquis de croissance, c'est-à-dire le résultat d'ores et déjà obtenu pour l'année si le PIB devait continuer à stagner jusqu'en décembre, est en effet de 0,2%, et l'Insee prédit un léger rebond au second semestre.

Au printemps, les dépenses de consommation des ménages ont reculé légèrement (-0,2% après +0,2% au trimestre précédent), tandis que l'investissement global a rebondi (+0,6% après -0,8%). La demande intérieure finale hors stocks a donc, faiblement, contribué à la croissance, mais ses effets ont été effacés par un mauvais solde extérieur, plombé par des importations en nette accélération (+1,8% après +0,6%) et des exportations encore peu dynamiques (+0,2% après +0,1%).

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La situation française contraste avec la relative bonne santé de l'économie allemande. Elle a crû de 0,3% entre avril et juin, selon une première estimation publiée aujourd'hui par l'Office fédéral des statistiques.