La Banque de France prévoit une entrée en récession au troisième trimestre

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Publié le 8 août 2012.

ECONOMIE - La Banque de France s'attend à un recul de 0,1% du PIB...

La récession guette l'Hexagone. La Banque de France (BdF) s'attend à un recul de 0,1% du produit intérieur brut de la France au troisième trimestre 2012 qui signifierait l'entrée du pays en récession, selon son enquête mensuelle de conjoncture publiée mercredi. Début juillet, elle avait confirmé s'attendre déjà à un recul de 0,1% du PIB français au deuxième trimestre. Si ces prévisions se confirmaient, l'économie française connaîtrait une nouvelle récession avec deux trimestres consécutifs de recul du PIB.

Cette prévision contraste avec celle de l'Insee qui tablait fin juin sur un léger rebond du produit intérieur brut de la France (+0,1%) au troisième trimestre après une croissance nulle sur les deux premiers.

Climat des affaires en berne

L'enquête de la Banque de France fait apparaître par ailleurs un recul d'un point de l'indicateur du climat des affaires dans l'industrie en juillet, à 90, comme dans celui des services, à 90 également après 91 (chiffre révisé) en juin. L'indicateur des services de juin avait été annoncé précédemment à 90. Dans un communiqué, la Banque de France souligne que l'activité industrielle s'est légèrement repliée le mois dernier «en raison de la baisse enregistrée notamment dans l'industrie automobile et le textile».

Le taux d'utilisation des capacités de production a légèrement fléchi à 76,9 contre 77,2 en juin pour rester en-deçà de son niveau moyen de longue période. Les carnets de commandes se sont contractés et les stocks de produits finis se situent un peu au-dessus du niveau désiré par les entreprises interrogées alors que les prix sont restés stables. Toujours selon la Banque de France, «les perspectives pour les prochains mois se dirigent vers un léger tassement de l'activité.» Dans les services, l'activité est restée stable en juillet, les effectifs se sont légèrement accrus et les prix se sont maintenus. Les prévisions sont orientées vers une stabilité de l'activité à court terme.

Le déficit commercial se creuse

Signe du manque d'attractivité de la France, le déficit commercial s'est creusé à 5,99 milliards d'euros en juin, contre 5,47 milliards d'euros, un chiffre révisé à la hausse, un mois plus tôt.  Sur l'ensemble du premier semestre, il atteint 34,9 milliards d'euros, contre 38,3 milliards sur les six premiers mois de 2011. Pour Nicole Bricq, ministre du commerce extérieur: « Certes, la conjoncture mondiale se dégrade et l’Europe traverse une crise économique profonde, à laquelle nous nous efforçons, avec nos partenaires, de répondre. Pour autant, ces chiffres témoignent du problème de compétitivité de nos entreprises. N’oublions pas que la vraie source de la croissance c’est leur capacité à affronter la concurrence. Nous avons besoin d’entreprises beaucoup plus nombreuses et beaucoup plus fortes ».

Les exportations sont ressorties à 36,54 milliards d'euros en juin contre 37,24 milliards en mai. Les importations se sont inscrites à 42,53 milliards d'euros après 42,71 milliards un mois plus tôt. L’essoufflement des exportations s’explique principalement par le recul des ventes de produits agricoles, après un niveau record en 2011 (-12,4%). Celles de produits énergétiques, de produits métallurgiques et métalliques, et de l’industrie automobile se replient également (-1,7% après + 0,9%). En revanche, les exportations pharmaceutiques se redressent, tandis que les livraisons aéronautiques et spatiales restent très bien orientées (+9,7% après + 9,1%). La facture énergétique s’alourdit quant à elle de 1,9 milliard d’Euros.

>>La France pourra-t-elle ramener son déficit commercial à zéro?

M.B. avec AFP
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